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05/04/2012

Filles des Lumières

(Jean de Viguerie, Editions DMM)

 

images.jpgJean de Viguerie a effectué des recherches sur les sociétés d’esprit du XVIII ème siècle, sociétés dans lesquelles les idées des « Lumières » se sont développées et épanouies.

 

Ainsi, l’auteur nous dévoile la nature de ces différents salons, parisiens pour la plupart, dans lesquels les gens de lettres côtoient les gens du monde.

 

 

 

On y découvre, notamment,  un trait quelque peu méconnu des philosophes des « Lumières » : leur parasitisme social.

 

En effet, la plupart des philosophes et littérateurs des « Lumières » profitent de l’hospitalité d’hôtesses bienveillantes pour se nourrir gratuitement, tout en faisant la promotion de leurs idées et œuvres, devant un public restreint, tout acquis à leur cause.

 

Pour profiter pleinement de l’aubaine que représentent ces salons, la plupart des philosophes font parti de plusieurs.

 

Nous pouvons retenir l’exemple de Marmontel, qui appartient à onze salons différents.

 

Ces multiples appartenances permettent aux différentes sociétés d’esprit d’être toutes plus ou moins reliées entre elles ; ce qui aboutit, finalement, à n’avoir plus qu’une seule grande société d’esprit dans laquelle les idées des « Lumières » vont pouvoir naître et arriver à maturité, avant de se répandre au dehors en France d’abord, puis dans toute l’Europe…

 

Une exploration en profondeur dans les laboratoires d’idées de la secte philosophique.

 


Jean de Saint-Herbot


Disponible aux Editions DMM

 

02/02/2011

L’Eglise et l’éducation

(Jean de Viguerie, Editions DMM)

 

 

9782856523155.jpgDans cet ouvrage, Jean de Viguerie va s’attacher à l’étude du rôle de l’Eglise dans l’éducation.

On y verra notamment la mission éducatrice de l’Eglise à travers l’histoire, les formes d’enseignement des vérités révélées, et quels sont les principes de la pédagogie utilisés.

Cet ouvrage retrace l’histoire trop souvent oubliée de ces ordres religieux qui durant des siècles s’attachèrent à éduquer les peuples chrétiens, sans distinction de richesse ou d’origine sociale.

Ainsi, l’école gratuite, loin d’être une invention républicaine, existait dès le moyen âge pour les plus pauvres ; En effet, dans les universités médiévales, les pauperes studentes étaient dispensés de la totalité ou d’une partie des droits d’inscriptions. Ainsi, même les plus pauvres pouvaient s’élever à de hautes positions.

On retiendra l’exemple de Jean Gerson (1363-1429), qui est l’aîné d’une famille paysanne de douze enfants, et qui deviendra Chancelier de l’Université de Paris ; ou encore celui de Nicolas de Cusa (1401-1464), qui fils d’un batelier de la Moselle deviendra Cardinal et est par ailleurs considéré comme l’un des plus grands savants de son temps.

Un ouvrage important pour répondre aux préjugés républicains contre l’Eglise et la France traditionnelle.

 

Jean de Saint-Herbot

 

Disponible aux Editions DMM

25/07/2010

Madame Elisabeth, un ange protecteur

(Jean de Viguerie, Le Sacrifice du soir. Vie et mort de Madame Elisabeth, soeur de Louis XVI, éditions du Cerf)

couv8754g_260.jpg«Je vivrai cent ans à moins que l’on ne m’assassine.» La soeur de Louis XVI, Madame Elisabeth, mourra à trente ans, assassinée par celle qu’elle appelle elle-même «l’ennemie », la Révolution. Le livre que lui consacre Jean de Viguerie est un hommage vibrant, précis sur les détails jusqu’à la minutie mais en même temps reliant toujours les micro-événements de cette courte existence à la grande Histoire.

 Spécialiste du XVllle siècle auquel il a consacré un Dictionnaire dans la collection Bouquins, l’auteur est aussi l’attentif biographe du frère de Madame Elisabeth, le roi Louis XVI. Il est parfaitement familier avec les différents protagonistes de cette biographie, qu’il intitule, non sans raisons profondes, Le Sacrifice du soir. C’est une véritable sainte dont il décrit la vie, offrant son célibat dès l’âge de 15 ans, avec l’accord de son frère, mais refusant de devenir religieuse, car elle souhaite, dit-elle, se consacrer à sa famille». Elle en sera l’ange, faisant preuve « de plus de fermeté que son frère » comme le note le constitutionnel Malhouët, et elle ne survivra pas au massacre du roi et de la reine, puisqu’elle est elle-même guillotinée, le 10 mai 1794.
On lui avait offert plusieurs fois de s’échapper, elle n’a jamais voulu quitter son frère. Elle a même souhaité le 20 juin 1792 sauver la reine, en laissant la populace qui a fait irruption dans les Tuileries, la confondre avec elle : « Ne les détrompez pas ! S’ils pouvaient me prendre pour la Reine, on aurait le temps de la sauver.» Son sacrifice muet a quelque chose de sublime qui donne à ce livre d’histoire une étrange beauté...


JoëI Prieur

(Minute, n°2469, 14 juillet 2010)

Ouvrage disponible à la SA DPF, B.P. 1, 86190 CHIRE-EN-MONTREUIL