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22/03/2010

Sur les Droits de l’homme et la Vendée

 (Xavier Martin, Editions DMM)

 

 

Dans ce second ouvrage, Xavier Martin va s’interroger sur l’application des droits de l’homme dans la guerre menée par les armées révolutionnaires contre les Vendéens.

En effet, la déclaration des droits de l’homme établit un droit à l’insurrection pour lutter contre l’oppression.

Or, ainsi que nous allons le voir, dans la logique qui a abouti aux « droits de l’homme », il était nécessaire d’exterminer la Vendée.

Tout d’abord, il convient d’étudier quelle est, pour les révolutionnaires, la nature du Vendéen.

Ainsi, pour eux, c’est en son tréfonds même que le peuple français se constitue en République ; par conséquent, « refuser la République c’est se couper du peuple et se poser ipso facto en étranger » (p.20). Rousseau disait déjà dans le Contrat Social: « Si donc lors du pacte social il s’y trouve des opposans, leur opposition n’invalide pas le contract, elle empêche seulement qu’ils y soient compris ; ce sont des étrangers parmi les citoyens. »

Par conséquent, en refusant la République, les Vendéens perdent par là même, leur qualité de citoyen.

Par la suite, dans la logique révolutionnaire, en cessant d’être un citoyen, le Vendéen cesse par là même d’être un homme. « Renoncer à sa liberté, c’est renoncer à sa qualité d’homme, aux droits de l’humanité, même à ses devoirs », nous dit encore Rousseau (p.47).

Pour les révolutionnaires, le Vendéen n’est donc qu’un sous-homme : « Si l’on me demande quel est dans la chaîne des êtres l’anneau qui unit le singe à l’homme, je répondrai que c’est le Bas-Poitevin » (1)

A la lumière de cet exposé, la conclusion est logique : le Vendéen étant un sous-homme, n’est donc pas concerné par les « droits de l’homme » ; il faut donc l’exterminer pour assainir et sauver la République.

 

Jean de Saint-Herbot

 

(1) Jean-Baptiste Leclerc, Essai sur la propagation de la musique en France, p.66-67

 

 

A commander à : SA DPF, B.P.1, 86190 Chiré en Montreuil