Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

23/11/2012

TUMULTE A POITIERS AUTOUR DE LA PIECE DE CASTELLUCCI

 

 

« Sur le concept du visage du fils de Dieu »

la scène des enfants interdite par la Préfecture !

 

 

La pièce blasphématoire était programmée pour les 20 et 21 novembre au Théâtre de Poitiers.

Début octobre l’Association Sainte Jeanne d’Arc de Poitiers avait fait part à M. le Maire de son indignation et lui demandait de prendre les mesures nécessaires à la protection de l’ordre public. L’Association appelait Mgr Wintzer, Archevêque de Poitiers, à s’associer à cette demande.

Mgr Wintzer, fidèle à l’opinion qu’il avait exprimée en novembre 2011 dans le cadre de la Commission Foi et Culture – Conférence des Evêques de France répondit « J’ai du mal à partager le jugement que vous portez sur ce spectacle ».

Quant au Maire (socialiste)  il invoqua le fait qu’il n’avait pas vocation à se prononcer sur tel ou tel spectacle et se réfugiait derrière l’opinion de Mgr Wintzer sur l’importance d’un dialogue fécond entre l’Eglise et la Culture.

Avertis, par on ne sait quelle voie, de la réponse du Maire,  les journaux s’emparèrent du sujet ;  chacun y allant de sa pleine page et de titres sur 3 colonnes à la une. Interrogés, les responsables de l’Association laissaient planer le doute sur la nature de leur action, les journaux se chargeant d’en assurer la propagande. Bien entendu les mouvements de gauche unis aux associations gays, lesbiennes … appelèrent leurs militants à « se mobiliser pour ne pas leur laisser la moindre bouffée d’oxygène, la moindre possibilité de manifester en toute tranquillité sur la voie publique ».

Tant et si bien que le soir de la première représentation, le quartier du Théâtre fut bouclé par d’importantes forces de police. Quant aux quelques spectateurs (pourtant attirés par des places à 3,50 euros) ils étaient privés d’ascenseurs, contrôlés à l’entrée et priés de  déposer leurs manteaux et bouteilles aux vestiaires. Sur le parvis 80 braillards lançaient leurs slogans habituels en attendant l’arrivée des « fascistes » … qui ne vinrent pas.

Comme il l’avait été annoncé sur les tracts distribués les jours précédents les catholiques étaient réunis nombreux à la Chapelle de l’Immaculée Conception (Fraternité de la Transfiguration – Mérigny) pour une veillée de prières réparatrices.

Poitiers restait calme à l’extérieur du théâtre mais à l’intérieur c’était la tempête ainsi que le rapporte France 3 Poitou Charentes : «  En effet, pour la première fois au monde, la pièce a été amputée d'une partie de son contenu en raison d'une décision préfectorale. La Préfecture de la Vienne a en effet refusé la participation des enfants à l'une des scènes de la pièce. Selon le metteur scène qui s'est exprimé dans un communiqué, dans cette scène "une (sic.) groupe d'enfants entre en scène avec des sacs à dos et en vide le contenu composé de grenades-jouets. Ils les lancent ensuite contre le grand portrait du Salvator Mundi de Antonello de Messine". "C'est une forme de prière "ajoute Roméo Castellucci.

Les acteurs et le metteur en scène ont hésité à donner la représentation dans ces conditions mais finalement la pièce a été jouée "en signe de protestation" et pour ne pas donner raison aux opposants précise Castellucci. »

A la télévision sa représentante, outrée, criait sa crainte de voir cette décision créer un précédent !

Et le lendemain, pour la seconde représentation le même scénario fut rejoué à l’intérieur du Théâtre comme à l’extérieur pendant que les catholiques étaient à nouveau réunis dans la prière.

29/07/2012

42 èmes Journées Chouannes

chire2.jpg

19/09/2011

Le Chouan d’honneur

 

(Journées Chouannes 1970-2010, Editions de Chiré)

 

I-Grande-2827-chouan-d-honneur-2010.net.jpgLes Editions de Chiré ont célébré en septembre 2010, le quarantième anniversaire de la création des Journées Chouannes, ce Rendez-vous annuel du livre contre-révolutionnaire.

Cette année encore, de nombreux auteurs étaient présents. Jean Auguy profita de cet anniversaire pour effectuer la passation de pouvoirs à son successeur François-Xavier d’Hautefeuille.

Pour marquer cet événement, un recueil a été publié, recueil rassemblant les textes des différentes conférences et allocutions prononcées durant ces deux jours.

Ce recueil est par ailleurs accompagné d’un « certificat de Chouan d’Honneur ».

Nous y trouvons notamment, le bilan de l’activité militante de Jean Auguy depuis les débuts de « Chiré », ainsi qu’une courte présentation de son successeur ; une présentation par Philippe Prévost de son ouvrage L’Eglise et le ralliement ; les entretiens de Jean de Viguerie et de Xavier Martin avec Jean-Baptiste Geffroy ; l’intervention de Maxence Hecquard sur la démocratie chrétienne ; les interventions de Gérard Bedel et Jean-Pierre Maugendre sur la lecture.

Ce recueil a enfin une importance d’autant plus particulière, que sa réalisation constitue en quelque sorte le testament de Jean Auguy. Un moment très important de l’histoire de Chiré !

 

Jean de Saint-Herbot

 

Disponible à la SA DPF

27/06/2010

Enquête sur... la maladie de la presse écrite

(Jean Madiran, Editions Via Romana)

 

Enquête sur... la maladie de la presse écriteJean Madiran est un vieux routier de la presse nonconformiste. L’épuration des années 1944-1945 venait à peine de s’achever qu’il participait à la création de Rivarol. En 1956, il lance la revue Itinéraires, fer de lance de l’opposition catholique au communisme en France – cette revue eut « les honneurs » d’une condamnation par l’épiscopat français pour avoir osé dire que ses lecteurs et chroniqueurs comprendraient les décisions du concile Vatican II en conformité avec la Tradition !

Enfin, en 1981, il lance le quotidien Présent qui, depuis ce jour, est le seul quotidien de l’opposition nationale. Et qui, pour cela, a lui aussi les honneurs du régime « abracadabrantesque » de la presse en France. Il existe, par exemple, dans notre pays une aide gouvernementale pour les quotidiens à faibles ressources publicitaires. Il n’est point besoin d’être devin pour savoir que c’est le cas de Présent. Eh bien ! Avec l’arbitraire qui caractérise le régime français de la presse, Présent n’a pas droit à cette subvention… quand naturellement L’Humanité (aux ressources publicitaires substantiellement plus importantes) y a droit !
Bref, Jean Madiran est un excellent connaisseur de la presse. Et lorsqu’il publie un petit ouvrage sur La maladie de la presse écrite, cela vaut la peine de l’entendre.
L’auteur part de cette déclaration récente et impressionnante de Jean-François Kahn, le « patron » de Marianne : « Si nous étions dans une économie de marché, il n’y aurait plus de quotidiens. » Pourquoi ? Tout simplement, parce que la vente au numéro et la vente par abonnement sont, ensemble, très loin de couvrir le prix de revient d’un quotidien.
Conséquence : la presse écrite est de plus en plus étroitement dépendante, au plan économique, de la publicité. Madiran cite ce chiffre effarant : 80 % des recettes du Figaro proviennent de la publicité ! Mais, on peut faire mieux encore : avec les quotidiens gratuits, 100 % des recettes viennent de la publicité ! Ce système inventé par Émile de Girardin pour diminuer le prix de vente de ses journaux et donc augmenter son lectorat se retourne désormais contre la presse. En effet, la publicité a maintenant ses exigences – y compris des exigences éditoriales.Ces exigences sont très simples ; elles tiennent en une phrase : nous sommes passés d’une liberté d’opinion à un droit à l’information. Bien sûr, si l’on n’y prend pas garde, la chose peut passer inaperçue. Elle peut même être applaudie. Qui serait contre le « droit à l’information » ? Le problème, c’est qu’il n’existe pas d’information sans informateur, ni informé. Et que, par conséquent, il n’existe pas de fait brut. Il faut au minimum que l’informateur choisisse de traiter de ce fait-ci, plutôt que de cet autre. Autrement dit, tous les journaux de la « grande presse », qui se gargarisent d’être des journaux d’information – laissant aux « ploucs » comme nous le soin peu recommandable d’être une presse d’opinion – sont en réalité autant que nous une presse d’opinion. La différence, c’est qu’ils ne l’assument pas, qu’ils le cachent et donc qu’ils mentent à leurs lecteurs.
Pour notre part, aux 4 Vérités, nous sommes fiers d’être une presse d’opinion. Nous confessons sans honte que nous ne parlons pas « objectivement ». Nous essayons d’écouter nos adversaires et de comprendre ce qu’ils disent, mais nous ne cessons pas pour autant de les tenir pour des adversaires.
La presse française contemporaine a perdu le goût de la controverse. Mais, cette controverse est nécessaire à la vie des idées. Et d’ailleurs, on voit dans quel état l’atonie de la « grande presse » laisse la vie des idées en France. Tout le débat culturel se résume à des querelles artificielles entre « penseurs » télégéniques. Trop occupés à gérer leurs relations presse, ces géniaux penseurs n’ont plus le temps de réfléchir…
Oui, il faut savoir que la presse française est malade ; et savoir pourquoi. Alors, nous pourrons proposer une reconquête efficace. Et d’abord avec une presse qui accepte d’être une presse d’opinion. Qui reconnaît avoir une grille d’analyse (à droite toute pour nous, soit dit en passant !…) et qui ne prétend pas seulement « informer » ses lecteurs, mais bien participer au débat public. Quand nous aurons à nouveau compris que le débat n’est pas le mal absolu, alors la vie intellectuelle renaîtra en France. Le plus tôt sera le mieux !

Guillaume de Thieulloy

(Les 4 vérités hebdo, n°665, vendredi 7 novembre 2008)

Disponible aux Editions Via Romana

21:03 | 21:03 | 21:03 | Presse | Presse | Presse | Lien permanent | Lien permanent | Lien permanent