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05/07/2014

La Conjuration Antichrétienne ou le Temple Maçonnique voulant s'élever sur les ruines de l’Église Catholique

(Mgr Delassus, Editions KontreKulture)

delassus.pngMonseigneur Henri Delassus (1836-1921) est un prêtre catholique, docteur en théologie et chanoine du diocèse de Cambrai, né à Estaire dans le Nord. Il est ordonné prêtre en 1862 et officie à Valenciennes puis à Lille. En 1874 il est nommé chapelain de la basilique Notre-Dame-de-la-Treille. Dès 1872 il collabore au journal La Semaine religieuse du diocèse de Cambrai, et en 1874 il en devient propriétaire et directeur, assurant lui-même la rédaction de la revue. En 1904 il est nommé prélat de la maison du Pape puis pronotaire apostolique en 1911. Sur demande de la Cour romaine, il reçoit le titre de docteur ad honores par la Faculté de théologie de Lille.

Antilibéral et contre-révolutionnaire, il fut l’un des premiers à percevoir que sous les dessous de la destruction programmée du catholicisme se trouvait un projet de domination mondiale. Il n’eut alors de cesse de le dénoncer dans différents ouvrages et de le combattre, ce qui fait de lui le premier des antimondialistes.

Dans La Conjuration Antichrétienne ou le Temple Maçonnique voulant s'élever sur les ruines de l’Église Catholique, Henry Delassus nous propose une exploration historique, philosophique et religieuse à travers les étapes de la destruction de l’Église catholique par ceux qui, de la Renaissance à la Réforme, puis par les différentes Révolutions, ont programmé l’avènement d’une République universelle judaïque et maçonnique. Nées dans les loges, elles-mêmes instruments d’une petite élite aux visées oligarchiques, les idées humanistes et naturalistes, puis le protestantisme et enfin le libéralisme des Lumières n’ont été que les manifestations d’un long combat pour imposer une vision unifiée de l’homme menant à un mondialisme qui n’est que l’avènement d’un messianisme matérialiste. Pour y arriver, il a fallu et il faut encore écraser le catholicisme, universalisme dont la réalisation concerne un autre plan, le plan céleste, et qui pourtant est un obstacle absolu au projet terrestre de la franc-maçonnerie, car ce sont là deux idées de l’homme qui ne peuvent coexister. « Si l’on veut indiquer la place que l’homme prend dans la pensée moderne, il n’y a pas d’autre mot à employer que celui d’homothéisme [...] On ne peut imaginer un contraste plus grand avec la conception chrétienne de l’homme. Ajoutons que l’on ne peut rien concevoir de plus parfaitement identique à l’attitude des anges rebelles en face de Dieu au jour de la grande tentation. » Ce combat peut ainsi se résumer en une seule phrase : celui du Christ contre Satan.

Disponible aux Editions Kontrekulture

10/02/2014

De l’illusion démocratique au réalisme social

(Adrien Loubier, Editions Sainte Jeanne d’Arc)

 

I-Miniature-5509-de-l-illusion-democratique-au-realisme-social.net.jpgLe rôle de Jean-Jacques Rousseau dans la propagation d’idées fausses sur l’origine et l’organisation de la société, notamment par le Contrat social et le Discours sur  l’origine de l’inégalité parmi les hommes, fut déterminant dans la constitution du corpus doctrinal de la révolution française et de sa progéniture, la démocratie actuelle.

 

Cependant, le théologien jésuite François Suarez (1548-1617) va dégager des conclusions similaires à celles de Rousseau, quelques deux siècles en avance, dans son ouvrage Du pouvoir civil, de sa nature, de son origine, de ses limites, et de ses rapports avec le pouvoir pontifical.

 

La méthode employée par Suarez est la même que celle de Rousseau : le raisonnement est construit « en dehors de toutes considérations historiques sur les divers stades de la vie sociale ».

 

En commençant par écarter les faits, le raisonnement se trouve logiquement faussé et les conclusions ne peuvent qu’être utopiques et c’est sans surprise ce qui arrive avec la démocratie hypothétique découlant de la multitude, présentée par Suarez comme l’origine de tout pouvoir.

 

Pour remédier à cette conception faussée de l’origine du Pouvoir, dont nous subissons aujourd’hui encore pleinement les conséquences avec le régime actuel, Adrien Loubier va dans une seconde partie nous rappeler les fondements de la Cité, dont la cellule de base est la famille et non la multitude, et dont le couronnement sera, après la création successive des différents corps intermédiaires, le roi garant du bien commun.

 

Une bonne synthèse qui permet de s’écarter des « nuées démocratiques » et de revenir au réel en raisonnant sur de bonnes bases.

 

Jean de Saint-Herbot

 

Disponible aux Editions Sainte Jeanne d'Arc, Les Guillots,  18260 VILLEGENON

 

10/03/2013

Légitimisme et Papauté

(Adrien Loubier, Editions Sainte Jeanne d’Arc)

 

images.jpegDe la consigne : « Entrons dans la République, pour combattre les mauvaises lois », on en est arrivé à celle-ci, qui est aux antipodes : « Admettons les mauvaises lois, pour entrer dans la République » ! (Robert Havard de La Montagne)

 

 

 

Le Comte Paul de Pradel de Lamase, journaliste légitimiste de la seconde moitié du XIX ème siècle va peu à peu, sombrer de désillusions en désillusions, pour finalement abandonner la cause légitimiste au profit de la politique du Ralliement.

 

Cette curieuse évolution, qui se généralisera dans les milieux catholiques légitimistes de l’époque aboutira à l’une des plus désastreuses erreurs politiques, en venant en quelque sorte légitimer la République maçonnique en place.

 

Les conséquences du Ralliement avaient cependant été entrevues par Charles Maurras, ce que nous démontre Adrien Loubier à travers l’analyse de ses contes philosophiques réunis dans le Chemin de Paradis en 1894.

 

Charles Maurras avait en effet compris à quelles aberrations menait le Ralliement, et décrivit ses conséquences ultimes sous une forme allégorique.

 

Cette double analyse nous permet de mieux comprendre comment tant de royalistes ont pu s’engouffrer dans le sillon de ce funeste Ralliement, alors qu’un jeune journaliste de vingt-cinq ans avait compris l’impasse de cette politique désastreuse et tentait d’en avertir ses contemporains.

 


 

Jean de Saint-Herbot

 

Disponible aux   Editions Sainte Jeanne d’Arc, Les Guillots, 18260 VILLEGENON

 

22/01/2013

Questions à Philippe Ploncard d’Assac

Cet entretien du 18 juillet 2011 entre Tony Kunter et Philippe Ploncard d'Assac a été initialement publié sur le blog de Tony Kunter.

Nous remercions M. Ploncard d’Assac de bien avoir voulu répondre aux questions que nous lui avons posé.

LA JEUNESSE DE VOTRE PERE :

* Quel était son milieu d’origine, les positions politiques de vos grands-parents ? Vos grands parents étaient-ils actifs dans les milieux politiques ? Avaient-ils une certaine proximité avec les milieux catholiques ?

Rép. – Bourgeoisie lyonnaise et ascendance aristocratique par sa mère remontant aux d’Assas-d’Assac, selon la calligraphie des époques.

Catholiques, son grand père Teillard avait des livres politiques dont ceux d’Edouard Drumont.

Son père, ancien « poilu » était un fervent du Maréchal.

* Certains événements de l’enfance ont-ils pu influencer votre père par rapport à sa manière de voir le monde ?  Notamment, comment a-t-il vécu la Première Guerre mondiale tout jeune qu’il était ? Comment ses parents l’ont-ils vécue ?

Rép. – La lecture chez son grand-père Teillard lors de ses vacances d’été, à l’âge de 16 ans, des deux livres majeurs d’Edouard Drumont, La France juive et La fin d’un monde,  est à l’origine de toute son action politique.

*Quelle est la formation initiale de votre père ? Où a-t-il fait ses études ?

Littéraire, études chez les Jésuites d’Autun.

*A 17 ans, en 1927, il adhère à l’Action française. Pourquoi ce choix ?

Rép. – Parce que cela correspondait à sa propre analyse

Votre père vous a-t-il raconté des anecdotes concernant les cadres du mouvement, le mouvement, ou Maurras ?

Rép. – Je ne m’en souviens pas.

*Que faisait votre père le 6 février 1934 ?

Rép. Je n’en sais rien. Mais il fustigeait le naïveté des « nationaux » et autres patriotes de l’époque, qui ne savaient que si « la République gouverne mal, elle sait se défendre ».

*Peut-on dire que votre père s’est émancipé de l’AF lors de la création du Front national ouvrier paysan ?

Rép. Non. Il en est parti, avec Henry Coston et Maurice Yvan Sicard, alias Saint-Paulien, pour rejoindre le Parti populaire français de Jacques Doriot, parce que pour lui le nationalisme est indissociable du social.

* N’a-t-il pas toujours été un électron libre au regard de l’AF quand on songe aux revues indépendantes qu’il a pu fonder comme La Lutte créée en 1927 ?

Rép. – Si l’on veut, il n’a jamais aimé les carcans.

*Comment votre père a-t-il rencontré Henry Coston ?

Rép. – Je n’en sais rien mais les deux étaient des disciples de Drumont.

LA DEUXIEME GUERRE MONDIALE ET VICHY :

*Comment votre père a-t-il vécu la « débâcle », lui, qui s’est courageusement illustré au combat ?

Rép. – Mal.

*Comment a-t-il vécu sa détention de treize mois ?

Rép. – Assez bien, à par le froid, les Allemands ont été corrects.

*Comment en est-il venu à s’intéresser à la franc-maçonnerie et à travailler au Service des Sociétés secrètes ?

Rép. – Cela découle de tout ce qu’il avait découvert au travers de Drumont.

C’est la Maréchal qui l’a fait nommer à ce poste avec Bernard Fäy.

*Que pensait-il de Laval ? de Pétain ? Remarque-t-on une évolution de ses opinions sur la période 1941-1944 ?

Rép. – Pas d’estime pour Laval, personnage douteux responsable de la mise à l’écart de l’amiral Platon , chargé de la surveillance de la reconstitution des Sociétés Secrètes.

Indirectement il est le responsable de la mise à mort de l’amiral Platon, écartelé entre deux tracteurs par les  « résistants » dans sa propriété du Sud-ouest.

Quant au Maréchal, il l’admirait tout en regrettant le nombre d’incapables et de « modérés » qui l’entouraient qui n’avaient rein compris à la guerre révolutionnaire, idéologique en cours.

*Est-il correct de dire que votre père a fui la Libération en 1944 pour rejoindre le Portugal ?

Rép. – Tout à fait, nombre de ses amis avaient été assassinés chez eux, par des individus qui se présentaient comme des préposés au gaz, ou autre, pour se faire ouvrir.

Cela s’est fait grâce au comte de Paris qu’il connaissait, lui-même réfugié au Portugal.

Ce fut lui qui le recommandât au président Salazar.

*Que pensez-vous du procès Ploncard d’Assac et de la condamnation à mort par contumace de 1947 ?

Rép. – Il y en eu au moins deux, C’était la vengeance de ceux que mon père avait trop bien découvert.

LES ANNEES PORTUGAISES

*Quel fut son rôle précis auprès de Salazar ? Comment a-t-il réussi à s’intégrer au premier cercle du pouvoir salazariste ?

Rép. – Cela s’est fait tout naturellement du fait de la convergence de leurs analyses, c’est ainsi que mon père fut appelé à  écrire dans le journal du régime, le Diario da Manha et à devenir un intime du président Salazar, sans avoir jamais eu le titre de « conseiller » que certains lui ont attribué, même si dans les faits se fut vrai.

*Pourquoi a-t-il attendu a fin des années cinquante pour se lancer dans une œuvre si capitale pour la nationalisme post-Deuxième guerre mondiale ?

Rép. – Nombre de ses ouvrages ont commencés par être édités en Portugais, avant de l’être en Français, en Italien, en Allemand et en Espagnol.

*Quand et pourquoi est-il amnistié ? Pourquoi faut-il attendre la Révolution des  Œillets pour qu’il revienne en France ?

Rép.. Il n’a été amnistié que sous Pompidou, grâce à la persévérance de son ami Guillain de Bénouville, lui aussi ancien Camelot du Roi, qui avait choisi, l’autre voie…

S’il est rentré en France, c’est parce que c’était préférable pour sa sécurité, vu ses rapports avec Salazar.

Ce fut moi-même qui le mena à la frontière espagnole, où il fut pris en charge par le jeune Nicolas Franco, neveu du Caudillo, son père ayant été ambassadeur d’Espagne au Portugal. Nous connaissions bien.

De là, il est parti à Paris, chercher un appartement, tandis que ma mère et moi, nous occupions du déménagement.

Quinze jours après notre départ, nous devions apprendre que la police politique du nouveau régime socialo-communiste était venue nous chercher…

*Comment avez-vous vécu les années portugaises ? Avez-vous des anecdotes à raconter ?

Rép. Je les ai très bien vécues. Le Portugal de Salazar avait une douceur de vie que l’on ne retrouvera plus sans doute.

La vie n’était pas chère, ce qui, après avoir tout perdu à la Libération-Epuration,  l’appartement de mes parents à Paris volé , et la propriété de mon grand-père côté Ploncard, en Bourgogne, pillée et incendiée par les « résistants », nous permis avec  l’action littéraire de mon père, de remonter la pente.

LE RETOUR EN FRANCE JUSQU’AUX DERNIERES ANNEES

*Comment votre père a-t-il vécu son retour en France ?

Rép._ Pas trop mal et il a continué à écrire.

*Votre père est connu pour avoir largement contribué au journal Présent. Comment a-t-il rencontré Jean Madiran ? Quels étaient ses rapports avec Jean Madiran ?

Rép.  Incontestablement, jusqu’à ce que l’évolution prosioniste de ce journal avec les Madiran, Bernard Antony, et Alain Sanders, l’amène à cesser d’y collaborer pour les mêmes raisons que François Brigneau.

Pour donner une idée, lorsque mon père portait son article à Présent et qu’il n’y voyait pas le directeur administratif, pierre Durand, il aimait à taquiner Sanders en lui disant ; « Où est donc votre agent du Mossad » … ? !

*Que pensait votre père du Front national et de Jean-Marie Le Pen ?

Aucune confiance, au point de m’avoir déconseillé d’accepter la proposition de J-M Le Pen, de prendre en main la structure du FN pour les Français de l’Etranger, le CFRE.

Si j’ai finalement accepté c’est parce que j’estime qu’il faut toujours prendre les places qu’on vous offre pour dire et écrire que ce l’on défend jusqu’au jour où on vous l’interdit.

C’est ce qui s’est passé et c’est ainsi que j’ai claqué la porte du FN en juin 1993, car déjà on prétendait m’interdire de parler de De Gaulle, de la maçonnerie et de l’avortement !

Ce qui confirmait les avertissements de mon père.

*Que pensait-il de la France du début du XXIe siècle ? Quel bilan dressait-il au vu de son parcours ?

Rép. – Que ses analyses n’étaient hélas que trop vraies, les évènements lui donnant raison sur tous les plans.

L’ŒUVRE DE VOTRE PERE : QUESTIONS GENERALES

*Peut-on dire que votre père a été un modèle et un guide pour plusieurs générations nationalistes ?

Rép. Certainement et toujours maintenant

*Peut-il être considéré comme un successeur de Maurras au regard de l’ampleur de son magistère ?

Rép. – Tout à fait, mais sans l’antigermanisme outrancier de Maurras qui aura amené nombre de jeunes d’AF chez De Gaulle et la résistance.

Nous en vivons les conséquences.

*Quelle fut l’influence de votre père en Espagne et en Italie ?  D’autres pays sont-ils a considérer ?

Rép. – Influence indirecte par les traductions des ses livres dans ces pays et jusqu’en Allemagne.

*Votre père a-t-il fait Ecole ? Si oui, quels sont ses principaux disciples ?

Rép. Il a fait école ne serait-ce qu’avec moi, qui ait repris son combat.

*Quelles sont les œuvres incontournables de votre père ?

Rép. – Les Doctrines du nationalisme, L’Eglise occupée, Le secret des FM, Les jeunes ont droit à la vérité, entre autres

*La collection « La Voix de l’Occident », qui reprend les éditoriaux de votre père à la radio, constitue une grande partie de son œuvre. Il réagissait souvent à cette occasion sur l’actualité. Dans ces conditions, ses propos se limitent-ils à l’époque sur laquelle il médite ou peut-on parler de postérité ?

Rép. Oui on peut parler d’actualité, dans la mesure où ce qu’il dénonçait explique ce que nous vivons.

*Pourquoi votre père s’est-il lancé dans l’écriture de Doctrines du nationalisme ?

Rép ; – Pour répondre à la caricature haineuse et aux mensonges donnés par les vainqueurs  de la dernière guerre

*Comment ont évolué les positions de votre père sur l’Eglise catholique ?

Rép. – Elles n’ont pas évoluées ; C’est L’Eglise qui a évoluée.

A la bonne époque de la Fraternité Saint Pie X, Mgr. Lefebvre l’invitait avec Bernard Faÿ, tous deux spécialistes de la maçonnerie, à venir former ses jeunes prêtres et séminaristes.

Aujourd’hui c’est terminé et la FSSPX laisse en place des éléments douteux crypto maçonniques tels l’abbé Celier, et l’abbé de Tanoüarn qui, bien que parti garde une grande influence.

Quand à la formation antimaçonnique et anti gnostique qui en est le support, c’est terminé.

*Peut-on parler d’historien concernant votre père, au regard de sa traduction d’une Histoire du Portugal, du Secret des francs-maçons, ou de 1792, Les dernières marches du trône ? Si oui, de quels historiens s’inspire-t-il ? Quels sont ses canons épistémologiques ?

Rép. Oui, D’Augustin Barruel ; de Joseph de Maistre et d’Edouard Drumont, notamment.

*Que pensait votre père de ce qu’on appelle les mouvements « révisionniste » et « négationniste » ?

Rép. – Tout en dénonçant les mensonges sur les faits de la IIème guerre mondiale, il regrettait une vision trop parcellaire, centrée uniquement sur ce sujet.

Il est d’ailleurs étrange que nombre de « révisionnistes », ne comprennent rien au problème maçonnique, or tout est lié par une même ascendance talmudique kabbaliste comme je l’ai démontré dans mon livre La Maçonnerie.

*Quels étaient les rapports de votre père avec la pensée d’Action française développée par Pierre Pujo et Michel Fromentoux ?

Rép. Corrects, sans plus, ce n’était plus la grande époque de l’AF.

*Comment qualifier la pensée de votre père ? Contre-révolutionnaire ? Nationaliste ? Autre ? Merci de justifier.

Rép. – Les deux, l’une découle de l’autre.

Le nationalisme que dénonçait déjà Adam Weishaupt fondateur de la secte maçonnique des Illuminés de Bavière, à la fin du XVIIIème siècle, réagissait déjà aux idées anti nationales internationalistes, cosmopolites, de la Révolution dite française.

Le nationalisme est par essence « contre révolutionnaire »

QUESTIONS PRATIQUES

*Connaitriez-vous des personnes pouvant nous livrer des informations complémentaires sur votre père ?

Rép. – Arnaud de Lassus, Jean Auguy qui a la collection complète de ses Lettres Politiques basées pour beaucoup sur se éditoriaux de la Voix de l’Occident.

*Savez-vous s’il existe un fonds d’archives contenant des papiers de votre père ?

Rép. Non.

21/01/2013

Une nouvelle édition de La France Juive

france-juive.pngÉdouard Drumont, né en 1844 et mort en 1917 fut un journaliste, fondateur de  La Libre Parole, député, écrivain, historien et pamphlétaire. En 1886, il publie  La France juive  qui sera immédiatement un énorme succès.

Issu d’un milieu modeste, il est sensible à la fois à la question sociale et, après s’être converti au catholicisme, à la question religieuse. Son antisémitisme assumé a d’abord pour objet le juif boursicoteur et usurier « pressurant la misère populaire avec les agences d'achat de reconnaissances du Mont-de-Piété », devenu maître de la finance qui « en dépouillant la France en grand par les emprunts et les sociétés financières, [...] n'a point abandonné l'usure sordide d'autrefois, le prêt sur gage ». Déjà il a compris le rôle de la création monétaire et l’asservissement des nations par la dette, citant Goethe : « Qu'à cela ne tienne, répond le Malin, pour faire sortir l'argent des entrailles de la terre, il suffit de créer du papier monnaie » puis Toussenel : «  Jérusalem a imposé le tribut à tous les États, le produit le plus clair du travail de tous les travailleurs passe dans la bourse des Juifs sous le nom  d'intérêts de la dette nationale  ».  

Mais l’analyse de Drumont dépasse le cadre économique tout en l’accompagnant. En effet, écrit-il : « Sur qui pèse le plus durement le régime actuel ? Sur l'ouvrier révolutionnaire et sur le conservateur chrétien. L'un est atteint dans ses intérêts vitaux, l'autre est blessé dans ses croyances les plus chères. » C’est que cet amour du gain ne peut se détacher d’une volonté de puissance inscrite au cœur même du Talmud, et il faut pour cela déraciner les hommes, les  pervertir, les détourner de ce qu’ils sont. De là découlent tous les maux subis par la France, comme conséquences d’une vision matérialiste du monde, mais aussi comme moyens délibérés visant à un même but : la domination d’un peuple sans nation sur les nations qui l’ont accueilli. Tous les aspects de la vie sont ainsi touchés - la santé : « Il eût semblé logique que les démocrates, ceux qui se déclarent en toute occasion les amis du peuple, exagérassent même la sévérité contre les commerçants qui, pour s'enrichir, empoisonnaient les classes populaires », l’éducation : « Grâce aux méthodes pédagogiques [...] le niveau des études classiques baissa rapidement et les candidats au baccalauréat en arrivèrent à ne plus savoir l'orthographe », ou encore la mode : « On a placé les poches derrière le dos, ce qui donne à la plus gracieuse femme, cherchant son mouchoir, l'aspect malséant d'un dindon qui se gratte. Aucune de nos Parisiennes n'a rien compris à cette ironie », et l’on voit même poindre la théorie du genre : « Comme cosmopolite [...] il n'a pas de patrie, il n'a pas de religion, il n'a pas même de sexe. Ce neutre, encore une fois, est un produit unique qui ne rentre dans aucune classification existante ». Sur tous ces sujets et bien d’autres, plus d’un siècle après  La France juive, on pourrait écrire les mêmes mots. En cette fin du XIXe  siècle la bataille pour la laïcité fait rage  ; Drumont constate que « le croyant est ainsi tour à tour raillé et vilipendé par une presse qui ne s’interdit rien lorsqu’il s’agit du catholique », et que c’est un juif « qui fabrique ce livre singulier [...] dans lequel le nom de Dieu est supprimé de tous les passages d'auteurs classiques dans lesquels il figurait. » Ce polémiste virulent est un homme blessé, qui regardant autour de lui voit « cette halle aux journaux pornographiques où les échoppes israélites,  pressées les unes contre les autres,  luttent entre elles à qui aura les imaginations les plus dévergondées », déplorant qu’on aperçoive « dans les quartiers populeux des familles entières, pères, jeunes fillettes, gamins regardant et commentant longuement ces Priapées », avant de conclure : « Voilà où a roulé la France. »

Visionnaire, Édouard Drumont prophétise qu’un jour « de grandes maisons de crédit crèveront comme des ballons surchauffés » - 1929 lui donnera raison - et il s’en réjouit car «  ce ne sera pas encore la fin du monde, mais ce sera au moins la fin de ce monde-là.  » En quoi il se trompait ; tel le phénix ce  monde-là  a resurgi de ses cendres, avec sa nourriture empoisonnée, son illettrisme grandissant, ses pantalons  baggy, le porno à la portée des enfants, la haine du religieux. Faisant référence à certain gouvernement de son époque, il imagine que « ce coin d'empire juif, apparaissant tout à coup en pleine France, sera l'émerveillement de l'avenir qui ne reverra rien d'aussi extraordinaire d'ici à bien longtemps. » Le temps a passé plus vite que ne le pensait Drumont... et nous pourrions craindre qu’une fois encore « l'histoire voie se renouveler ce fait qui s'est renouvelé constamment : le Juif profitant des divisions qu'il crée pour se rendre maître par la ruse de tout un pays, voulant modifier violemment les idées, les mœurs, les croyances traditionnelles de ce pays et amenant, à force de taquineries et d'insolences, les gens qui se haïssaient la veille à se réconcilier pour lui tomber dessus avec un entrain prodigieux. »

 (Présentation de l'éditeur)

Disponible aux Editions Kontre Kulture

07/09/2012

François-Joseph

(Jean-Paul Bled, Editions Perrin)


images.jpegNé en 1830, François-Joseph devient empereur d’Autriche après la révolution de 1848 et l’abdication de son oncle Ferdinand Ier.

 

François-Joseph réussira le tour de force de rétablir en moins de trois ans la plénitude du pouvoir impérial, totalement affaibli et vidé de sa substance par la révolution.

 

La suite ne sera cependant pas aussi glorieuse, et François-Joseph devra, au fil des années, abandonner peu à peu tout ce qu’il avait réussi à rétablir dans les premières années de son règne.

 

Par ailleurs, la vie de l’empereur sera marquée par un certain nombre de morts violentes dans son entourage. Son frère Ferdinand-Maximilien, tout d’abord, qui devenu empereur du Mexique en 1863, finira exécuté en 1867.

 

Le 30 janvier 1889, c’est au tour de son fils Rodolphe, qui meurt dans des circonstances mystérieuses dans le pavillon de chasse de Mayerling.

 

Le 10 septembre 1898, l’impératrice Elisabeth (Sissi), quelque peu fantasque et instable, meurt assassinée à Genève par un italien, Luigi Lucheni.

 

La série macabre se termine en 1914 par l’assassinat à Sarajevo de François-Ferdinand, neveu de François-Joseph et héritier du trône d’Autriche, ce qui déclenchera la première guerre mondiale …

 

François-Joseph reste néanmoins le dernier grand monarque catholique européen, qui malgré tout ce qu’il dût abandonner, garda toujours le sens de son devoir, jusqu'à sa mort en 1916.

 

L’empire d’Autriche s’effondrera le 12 novembre 1918, jour de la proclamation de la république en Autriche.


Jean de Saint-Herbot


Disponible à la SA DPF

 

11/02/2012

La Religion dans la Cité

(Cahier des Amis de Guy Augé n°14)

 

images.jpgL’Association des Amis de Guy Augé a organisé le 29 mai 2010, un colloque universitaire sur le thème de « la Religion dans la Cité ».

 

Nous pouvons découvrir dans les actes de ce colloque différentes études sur les rapports entre la Religion et l’Etat dans l’Antiquité, au Moyen Age, sous le règne de Louis XIV.

 

Une autre étude est consacrée aux bouleversements de la conception des rapports entre la politique et la Religion au XVIIIème siècle.

 

Nous trouvons ensuite une étude sur le Cardinal allemand Faulhaber et son attitude face à quatre régimes successifs.

 

Enfin, après une étude très pertinente sur la liberté religieuse, ce recueil se termine sur une exposition de la pensée politique de Saint Augustin.

 

La rigueur apportée a ces différentes études, font de cet ouvrage un outil de réflexion très intéressant.


  Amis de Guy Augé, La Croix d’Epine, 61170 Saint-Agnan sur Sarthe

 

 

05/08/2010

Les Corporations dans la France chrétienne

 

 

(Fr. Marie-Dominique O.P., Editions du Sel)





00055_2D.jpgDans cette société d'avant la Révolution, lorsque le christianisme imprégnait toute l'organisation des métiers et que le roi, agissant comme lieutenant du Christ, remplissait la fonction de père pour ses sujets, les corps de métiers, ou corporations d'artisans, avaient une place de choix.

Cette étude a pour but de mettre en lumière la nature des corporations, leur organisation et leur rôle bienfaisant, tant pour les ouvriers que pour toute la société.

Il ne s'agit pas de rêver à cette institution qui appartient à un passé révolu, mais, comme dit le père Charles Maignen, « il reste encore, dans l'organisation ancienne des corporations de métiers, certains éléments essentiels, certains principes de conduite et d'organisation qui n'ont pas vieilli, (...) parce qu'ils répondent à des besoins et à des états permanents de la nature humaine et à l'intérêt commun, soit de la société entière, soit des hommes qui vivent de l'exercice d'une même profession ».

Voici donc une lecture utile pour tous ceux qui désirent reconstruire un ordre social vraiment chrétien.


Table des matières


Introduction

1.Nature et organisation des corporations
1.1. Essai de définition
1.2. Le personnel des corporations
- Les apprentis
- Les compagnons
- Les maîtres
- Les jurés
1.3. La protection du roi de France
1.4. Les confréries de métiers

2. Le rôle bienfaisant des corporations
2.1. Les corporations ont protégé la foi et les moeurs
2.2. Les corporations ont garanti à l'ouvrier l'emploi et un salaire honorable
2.3. Les corporations ont protégé et assuré la haute qualité du travail
2.4. Les corporations ont grandement contribué à maintenir l'unité du corps social

3. Conclusion : Le jugement du magistère
3.1. Léon XIII
3.2. Pie XI
3.3. Pie XII

Annexe : Le goût du travail bien fait et la joie qui en découle (texte de Charles Péguy)

Bibliographie sommaire sur les corporations

 

Disponibles aux Editions du Sel

14/06/2010

La Tour du Pin en son temps

(Antoine Murat, Editions Via Romana)


9782916727325_250.jpg« Que faire ? Comment agir ? Individuellement ? Par des actes personnels ou par des moyens collectifs ou grâce à des institutions ?... » Ces questions actuelles, René de La Tour du Pin (1834-1924) se les est posé et c’est ce que retrace Antoine Murat dans son dernier livre « La Tour du Pin en son temps ». Cet ouvrage nous fait redécouvrir une époque troublée, celle du XIX ème siècle, où après la Révolution Française toutes les structures de la société sont bouleversées. En sociologue, juriste, homme politique et historien René de La Tour du Pin observe et analyse la société qui l’entoure et élabore ainsi toute une doctrine pour enrayer les maux du libéralisme et du collectivisme socialiste qui pointe. « Il ne s’agit pas de retourner à un régime disparu. Il faut revenir à des principes éprouvés et les appliquer aux données nouvelles ». Il réfléchit sur les notions de justice et charité, de juste salaire, de la question agricole, de la propriété, de la nécessité de l’ordre corporatif...En homme de foi, il est confronté au problème du Ralliement et de la résurgence des catholiques démocrates, puis du Sillon.

Fidèle à sa foi et à sa pensée, il ne renie rien de ce en quoi il croit et en quoi il se bat. Comme l’auteur le dit « La Tour du Pin est un exemple et un guide ». Ce livre expose plutôt que la vie d’un homme, une méthode et des idées pour agir en notre temps.

(Source: CIVITAS)

 

Pour se procurer cet ouvrage: Editions Via Romana

Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste

(GK Chesterton, Editions de l'Homme Nouveau)

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Un militant ou un dirigeant du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) qui ne connaîtrait pas le nom de Chesterton pourrait le prendre pour un des leurs à la lecture du titre de son dernier livre traduit du français : Plaidoyer pour une propriété anticapistaliste.
Mais Chesterton n’était en rien marxiste ou trotskiste, ni même socialiste ou social-démocrate. Il était catholique, préoccupé de justice sociale et, à ce titre, un des hérauts du « distributisme », doctrine qui vise à répandre la propriété privée des moyens de production pour corriger les méfaits du capitalisme. Le distributisme chestertonien prenait à contre-pied la propagande socialiste ou communiste.
Le Plaidoyer de Chesterton est un recueil d’articles paru en 1926. Il n’avait jamais été traduit en français. Le voici enfin disponible, dans une édition enrichie de notes utiles et intéressantes dues à Philippe Maxence et au traducteur, Gérard Joulié.
Chesterton reste un écrivain et répugne à la théorie. On retrouve dans ce livre son style si particulier, imagé, ses digressions, sa manie de se mettre sans cesse en scène. Mais on retrouve aussi, comme le dit Philippe Maxence, « ce fameux sens commun qu’il aura défendu tout au long de son existence ».

Son livre est, à bien des égards, prophétique. Trois ans avant le début de la grande crise de 1929 et de la longue dépression économique qui a suivi, des décennies avant notre crise actuelle, il a vu les faiblesses intrinsèques du système libéral capitaliste. Il écrivait : « Le capitalisme est en train de s’effondrer, et d’une certaine manière nous n’en sommes pas fâchés. Nous sommes même prêts à contribuer à son effondrement, mais nous ne voulons pas seulement le voir s’effondrer. Il serait plus juste de dire que nous souhaitons le voir disparaître sans s’effondrer sur nos têtes dans une confusion que certains appellent communisme et d’autres chaos. L’idéal serait que les parties qui le composent se dissocient de l’ensemble et reprennent chacun leur autonomie. »
Chesterton explore plusieurs voies pour cette réforme possible du capitalisme, certaines vont carrément à contre-courant. Il prône un « retour à la terre », pour des citadins qui ne craindraient pas de retrouver les valeurs du travail au rythme des saisons et de la propriété individuelle. Il défend « la renaissance du petit commerce » contre le grand magasin qui « n’est pas seulement vulgaire et insolent, mais incompétent et inconfortable » et qui incite à consommer toujours plus sous de fallacieux attraits (« on trouve de tout », « c’est moins cher », etc.).
Et aussi il est partisan de la diffusion de la propriété, y compris la propriété des entreprises. Non pas forcément par le morcellement des grandes entreprises mais par ce qu’on appellerait aujourd’hui l’actionnariat populaire et l’intéressement (ce que Chesterton appelle « la division des profits »). Que dirait- il aujourd’hui face à l’existence de grands groupes internationaux actifs dans plusieurs métiers et qui obéissent d’abord à une logique financière (par exemple, le groupe Lagardère présent dans l’aéronautique, l’espace, l’automobile, l’édition et les médias) ?
Chesterton plaide pour une « vie sociale plus simple », une révolution qui se ferait « à la lumière de la raison et de la tradition ». Mais il ne croit, bien sûr, ni aux actions de masse violentes ni même aux vertus de lois qui bouleverseraient tout d’un coup. Il pense que cette révolution peut venir des gens euxmêmes par leurs décisions et le changement de leur mentalité : « Je prétends que cette révolution doit être faite par les gens, et non pour les gens. C’est en quoi elle diffère sensiblement de presque tous les projets socialistes en vogue autant que de la philanthropie ploutocratique. […] Cette révolution doit être entreprise dans un esprit de religion et de sacrifice. On doit pouvoir s’y atteler comme on repousse un envahisseur ou comme on stoppe la propagation d’une épidémie. »

 

[…]

 

Chesterton n’était pas contre le capitalisme en général, il était hostile aux monopoles qui font disparaître la propriété et la responsabilité. Pie XII avait mis en garde, contre les excès, dans le capitalisme, d’une « classe prépondérante » qui « disposera des moyens de production, donc aussi du pain, et, en fin de compte, de la volonté de travail des individus » (message du 3 septembre 1944). Et il prônait, en contrepoint, « l’espoir d’acquérir quelque bien en propriété personnelle », où il voyait un « stimulant » pour « encourager au travail laborieux, à l’épargne, à la sobriété ».

Jean Rouvière

(Présent, 16 avril 2009)

 

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