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11/08/2015

Les Tribus du Roi

(Alain Dubos, Editions Pocket)

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Ce roman historique fait revivre l’épopée de la Nouvelle France et les luttes des Français contres les menées anglaises.

En 1689, des Iroquois viennent massacrer les habitants de Lachine au beau milieu de la nuit.

Deux survivants, les frères Beauchêne vont, chacun à leur manière, chercher à se venger.

Daniel deviendra coureur des bois et François, très proche du gouverneur du Canada.

Après de nombreuses péripéties, les deux frères parviendront à se venger.

 

 

Disponible aux Editions Pocket

 

 

 

22/07/2015

Les Mystères d'East Lynne

(Mrs Henry Wood, Editions Le Masque)

 

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Après un crime sordide non résolu, le juge Carlyle achète le château d'East Lynne et se marie avec la fille de l'ancien propriétaire.

L'ombre de l'assassin inconnu plane cependant sur le village, et entraînera le malheur sur la maison.

Un grand roman policier qui fourmille d'intrigues et de rebondissements.

 

Disponibles aux Editions du Masque

14/10/2014

Du coté de chez Drouant

(Pierre Assouline, Editions Gallimard)

 

index.jpgPierre Assouline, qui a intégré l’Académie Goncourt en 2012, nous retrace les cent dix ans d’existence de cette Académie littéraire au travers de nombreuses anecdotes.

Nous pouvons ainsi découvrir de manière ludique les coulisses de ce « club » littéraire, qui délibère chaque année pour la remise d’un prix au « meilleur roman, au meilleur recueil de nouvelles, au meilleur volume d’impressions, au meilleur volume d’imagination en prose, et exclusivement en prose, publié dans l’année », selon le testament d’Edmond de Goncourt, qui légua tous ses biens à cet effet.

Ce livre évoque notamment la forte personnalité de Léon Daudet, les déchirements entre ses membres consécutifs à la seconde guerre mondiale, les humeurs de Lucien Descaves, ainsi que les fortes inimitiés entre certains académiciens.

Une plongée dans les coulisses de l’Académie octroyant le «  prix Goncourt », qui permet d’assurer le succès commercial de l’œuvre sélectionnée …

 

Disponible aux Editions Gallimard

25/06/2014

Madame Julie Lavergne, sa vie, son oeuvre

 

(Joseph Lavergne , Editions Sainte Philomène)

 

Madame Julie Lavergne fut une femme très française par ses qualités, ardente patriote, mère dévouée, qui sut allier la tendresse et la gaieté de l’esprit à la fermeté du caractère. Ce fut aussi une femme de lettres et une moraliste qui, sans rien négliger de ses devoirs d’état, sut faire au travail intellectuel une place honorable et utile dans sa vie.
 
Sa Vie a été écrite par son fils, Joseph Lavergne.
 
Personne ne pouvait mieux connaître et comprendre cette vie si pleine de noblesse et de simplicité.
 
Il est impossible de faire une lecture plus suggestive et plus réconfortante, et il est difficile, nous semble-t-il, de n’en pas sortir plus ardent à poursuivre le but de son perfectionnement moral et intellectuel, œuvre personnelle primordiale, d’où dépend le renouvellement de la France par la valeur de ses unités d’élite.
 
 
 

26/03/2014

Carnets de Guerre 1939-1948

(René Benjamin, Cahiers René Benjamin n°2, Editions Pardès)

 

 

index.jpegCe deuxième volume des Cahiers René Benjamin regroupe des extraits inédits des Carnets de Guerre de René Benjamin présentés par Xavier Soleil.

Cette publication nous permet de suivre le déroulement de la guerre, de l’occupation et de la « libération-épuration » à travers les notes d’un témoin lucide de cette époque : René Benjamin.

Ainsi, par exemple, dès 1941, René Benjamin, contrairement à certains Français à vue courte, ne se fait aucune illusion sur la perfide Albion qui transforme notre pays en champ de ruines par ses bombardements criminels : « Les abrutis de Bretagne. Plus il leur tombe de bombes sur la tête, plus ils sont anglophiles et gaullistes. Ils répètent d’ailleurs ce que les Anglais, cyniques, leur disent, après avoir tué les leurs : - Vous n’avez pas vu que c’était des avions allemands ? » (page 32).

René Benjamin n’était pas plus favorable à l’occupant allemand qu’au destructeur anglais. Simplement, à la suite du Maréchal Pétain, et à l’exemple de Charles Maurras, il se dévouait pour la Seule France : « Entre l’immense risque allemand (sérieux – organisation – empoisonnement sûr de la vie : pas de jeu, pas d’air, pas de laisser-aller – pas de bonheur et pas de petite place laissée à l’imprévu de la vie – à une décision subite de Dieu) et la froide cruauté anglaise , dans leur intérêt, je souhaite pour quelques années une France seule sur ses ruines – méditant, s’isolant, se retrouvant, se recueillant. » (page 71).

Devant les attentats et les meurtres perpétrés par les maquis gaullo-communistes, René Benjamin entrevoit avec inquiétude l’épuration qui se prépare contre les élites de la pensée française : « Le préfet raconte les meurtres effrayant, les drames terribles du maquis. Tout commence par l’immonde mitraillette. Il dit son effroi sur l’état de la France : - Elle est encore riche ! s’écrie Béatrice. Riche de ses élites ! S’il n’y avait pas cela ce serait à désespérer ! Je pense :- Mais en effet, pourquoi ne pas désespérer ? Et je dis simplement : - Les élites ne sont exactement rien devant les mitraillettes. » (pages 93-94).

Mais au mois de juin 44, la situation empire, et les règlements de comptes se généralisent peu à peu sur le territoire : « Cette hideuse « libération » de la France, elle a été dès le premier jour imaginée par les fuyards, les dissidents, ceux qui avaient peur des Allemands. Et les orgueilleux comme De Gaulle. C’est eux qui l’ont mise dans la tête des Anglais. Vous pensez si les Anglais ont sauté sur l’occasion de détruire ce pays. Mais les vrais criminels ce sont les dissidents » (page 104).

Dans les rangs des « libérateurs » on trouve de tout, on trouve même certains prêtres philo-communistes. Ainsi, par exemple, lors de la messe du dimanche 23 février 1947, René Benjamin va entendre le sermon d’un certain Père Riquet, que nous retrouverons quelques années plus tard, lors des tentatives de rapprochement de certains clercs « catholiques » avec la Franc-maçonnerie… Le portrait que René Benjamin nous laisse du Père Riquet est édifiant : « Nous allons entendre, avec le haut et puissant seigneur Geslin le Père Riquet, qui est moins père que moi ! Dangereux phénomène ! Que je plains le Cardinal de devoir s’en servir ! C’est Mauriac en beau : belle tête, belles mains, belles attitudes théâtrales. Mais c’est le même monstre à l’intérieur, qui attaque et caresse dans la même minute. Le pompier incendiaire. L’infirmier assassin. La confusion de tous les genres avec une tête ravie. On sort de là avec l’envie de l’écraser. Malgré une patte de velours passée sur l’échine de la bourgeoisie et … de la noblesse (mais en disant férocement : Noblesse oblige !), sa haine perce à chaque instant pour tout ce qui n’est pas déporté, prolétaire et communiste aigri – et il hait au moment où il dit : « Le fait du chrétien, c’est d’aimer ». » (pages 133-134).

Ces carnets regorgent de réflexions, de pensées émouvantes sur le dévouement du Maréchal Pétain ou sur l’état de la France, d’informations, de récits divers, ce qui en fait un document de premier plan sur la seconde guerre mondiale.

Nous ne pouvons tout citer, mais nous finirons simplement par cette opinion si vraie du Général Weygand, rapportée par René Benjamin, sur De Gaulle : « Ainsi c’est ce misérable qui m’a fait arrêter – ce misérable qui a sur la conscience les 2000 morts de Mers-el-Kébir (Weygand vient devant la Haute Cour de déposer au procès Baudouin) parce qu’il a menti aux Anglais, parce qu’il a donné de la suspicion au sujet de notre flotte. Misérable qui laisse les communistes, seconde imposture (c’est lui la première) occuper tout dès le premier jour. Misérable qui a permis lâchement la mort de tant d’hommes. Misérable qui ne s’est pas battu. Misérable sans âme, mais pourri d’ambition, qui dès le grade de capitaine, me disait : «  J’aurai mon nom dans l’Histoire de France ! » » (pages 138-139).

 

 Jean de Saint-Herbot

 

Disponible aux Editions Pardès, 44 rue Wilson, 77880 Grez-sur-Loing

 

24/02/2014

Laissez revenir à Lui . . .

(Marthe Magnin, Touraine Micro Edition)

 

roman, catholique, traditionA cent lieues des navets habituels de la “rentrée littéraire”, ce roman frais et joyeux nous parle de l’histoire d’une famille catholique comme tant d’autres qui à la fin des années 70 va rejoindre le combat pour la Tradition.

 

Les différentes péripéties du roman vont permettre de nous remémorer les principaux événements qui ont marqué l’histoire de la résistance catholique face au modernisme triomphant.

 

Nous assistons ainsi, par exemple, à la prise de Saint Nicolas du Chardonnet.

 

L’intérêt de ce roman est, outre le fait de retracer l’histoire de la Tradition depuis les années 70, et à travers l’itinéraire des personnages, d’effectuer un état des lieux des différents couvents et communautés et proposer aux jeunes un panorama de différentes vocations possibles.

 

Une manière ludique de faire découvrir aux jeunes les raisons de notre combat pour la tradition catholique.

 

 

 

Jean de Saint-Herbot

 

Disponible chez l'éditeur: Touraine Micro Edition, Le Gros Chêne, 37460 CHEMILLE-SUR-INDROIS

 

 

11/11/2013

Davidée Birot

 

(René Bazin, Editions Sainte-Philomène)

 

9325b-couverture_Davidee.jpgLa réédition de ce roman de René Bazin paru en 1911 arrive à point-nommé, en ces années de « refondation de l’école de la République » et de « charte de la laïcité ».

Davidée Birot, jeune maîtresse d’école sans-Dieu est nommée adjointe dans le village de l’Ardésie en Anjou.

Le hasard de certaines rencontres va l’amener à s’interroger sur les fondements de la morale laïque qu’on lui a inculqué lors de ses études d’institutrice, et sur la justification et les effets de celle-ci.

Après en avoir reconnu la vacuité, elle va peu à peu tourner son âme vers la foi en comprenant que seule la religion catholique est à même d’irriguer une vraie morale apte à conduire les peuples vers le beau et le vrai.

Ce roman émouvant du grand catholique René Bazin constitue un plaidoyer pour l’école catholique  attaquée de toute part par l’école républicaine dont l’unique but est de former des générations de républicains sans Dieu.

Un remarquable antidote à la perversion maçonnique qui sévit dans les milieux de l’éducation depuis la révolution dite française.

 Jean de Saint-Herbot


Disponible aux Editions Sainte Philomène

08/11/2013

René Benjamin

 

(Xavier Soleil, Editions Pardès, 12 €)

 

rene-benjamin-qui-suis-je.jpgLes étudiants en Droit qui découvrent le célèbre arrêt Benjamin du Conseil d’Etat du 19 mai 1933 illustrant la disproportion entre une possible atteinte à l’ordre public, du fait des remous occasionnés par la tenue d’une conférence de René Benjamin, et la mesure prise par le maire, à savoir, l’interdiction pure et simple de la conférence, ne savent pas, dans leur grande majorité, qui est ce René Benjamin, dont les conférences étaient susceptibles de créer des troubles à l’ordre public.

 

René Benjamin naît à Paris le 20 mars 1885, et meurt à Tours le 4 octobre 1948. Cet écrivain catholique et Français sera même qualifié de « représentant officiel du Syllabus » (page 19). Il fit de nombreuses conférences sur la littérature, l’histoire, … « Son art », écrit Xavier Soleil, « était dérivé de son amour pour le théâtre et, en réalité, il jouait, mimait, récitait ce qu’il était venu évoquer devant des auditeurs, qu’ainsi il attirait à lui, ou plutôt à ce qui était l’objet, momentané, de sa passion » (page 33).

« Mon avis est que Benjamin préparait soigneusement ses conférences, s’en imbibait en quelque sorte, que la forme pouvait varier selon les auditoires, mais qu’il possédait si parfaitement son sujet que les mots, pour exprimer sa pensée, arrivaient aisément » (page 35).

 

En tant qu’écrivain, la diversité de ses œuvres est représentative de son état d’esprit : « si j’ai le temps de méditer, et que rien ne presse, je peux écrire un récit romanesque. Mais les jours où j’ai hâte de ne rien dire que l’essentiel, l’art dramatique s’impose. Ai-je à me battre ? j’écris un pamphlet. Est-ce que j’admire un homme ? c’est un portrait que je tente. Enfin, tout en peignant, si je veux raisonner ce que je peins, je fait un essai » (page 39).

 

Critique féroce du régime républicain, et de la médiocrité intellectuelle qui en est issue, il n’hésite pas à s’en prendre aux responsables politiques : « Herriot, mon bon, vous êtes fichu ! Vous êtes fichus ! Vous vous êtes tous servis des instituteurs. Vous les avez créés, placés, adulés, mis en route. Ils ont été les premiers serviteurs du régime. Il faut hautement leur rendre justice : depuis quarante ans, sous votre direction, c’est eux qui nous ont fait par milliers des citoyens stupides comme une urne à voter, libérés scientifiquement de tout ce qui fait l’honneur de l’âme humaine, enfin des clients, des esclaves, des éléments élémentaires du suffrage universel. » (page 41).

 

René Benjamin a aussi écrit d’émouvants portraits de grands hommes de l’époque (Maurice Barrès, Charles Maurras, Le Maréchal Pétain, …). « Pourquoi ai-je donc une plume », disait-il,  « si ce n’est pas d’abord pour peindre ce qui est grand » (page 50).

 

Comme nous l’avons vu lors de notre précédent numéro, René Benjamin était passionné de Balzac. Pour Xavier Soleil, « il y a plus d’analogies qu’on ne croit entre la Comédie humaine et l’œuvre de René Benjamin. Mêmes dons d’observation, même appel à l’intuition chez l’un et chez l’autre. Passionnément curieux, tous les deux, de leur époque, et attachés à la décrire et à l’expliquer- je dirais même à la sauver » (page 60). Par ailleurs, René Benjamin souscrivait pleinement aux principes proclamés dans l’avant- propos de la Comédie humaine : « Le christianisme a créé les peuples modernes, il les conservera. De là sans doute la nécessité du principe monarchique. Le catholicisme et la royauté sont deux principes jumeaux … J’écris à la lueur de deux Vérités éternelles : la Religion, la Monarchie, deux nécessités que les événements contemporains proclament, et vers lesquels tout écrivain de bon sens doit essayer de ramener notre pays » (page 60). Cet esprit transparaît d’ailleurs dans ce qu’il écrit après la défaite de 1940 : « il faut que la France ressuscite et soit personnelle. Elle n’a qu’une manière de l’être entre la juiverie anglo-saxonne, cette fausse liberté sans mœurs, et la tyrannie hitlérienne. C’est sa tradition chrétienne et monarchique. Et il est probable que c’est son avenir » (page 79).

 

Proche de l’Action Française, il n’hésite pas à prendre sa défense, lors de l’épisode douloureux de sa condamnation : « il y a ceux qui par leurs fonctions ou leurs talents ont à diriger ou à conseiller une société. Ceux-là n’ont pas le droit d’être aveugles et d’obéir aveuglement. Le Pape ne se charge pas de tout en ce bas monde. Il reste à donner, en dehors de lui, quelques ordres ici et là. Cette autorité, si minime qu’elle soit, est incompatible avec l’aveuglement et la surdité volontaires, surtout vis-à-vis d’une autre autorité, qui si sacrée qu’elle soit, ne répond jamais, quand on lui demande une explication ou un secours » page 70).

 

Pendant la guerre, il soutient le Maréchal Pétain, auquel il consacrera trois livres. La destruction des villes françaises lors des bombardements aveugles perpétrés pas les « alliés » l’horrifie, et il est lucide sur les débuts de la « libération » : « ce que François a vu à Tours, c’est le vrai commencement de la Révolution. Il paraît que les prisons ont été ouvertes, et il a vu, de ses yeux vu, distribuer des armes : fusil, casque et brassard – au lycée – à tous ceux qui en voulaient. C’est de la folie pure. Demain, ce sera le grand pillage à main armée » (page 87). La tragédie de l’épuration ne fera que confirmer cela. René Benjamin sera, comme tant d’autres, arrêté et interné, puis finalement, libéré.

 

Toute sa vie, René Benjamin combattra la médiocrité et le néant intellectuel de ses contemporains : « Quand on voit les gens du monde, et leur néant, comme on comprend les révolutions et leur incapacité à y résister » (page 71). « Le signe sous le quel ce siècle à commencé est, hélas, celui de la bassesse. Un orage tragique éclata ; à la lueur des éclairs, nous vîmes des héros ; puis la masse est retombée un peu plus bas qu’elle n’était » (page 54).

 

Ce livre de Xavier Soleil est un régal qui nous incite à redécouvrir René Benjamin en lisant ses œuvres. La France de la Cinquième République n’étant pas meilleure que celle de la Troisième, il n’en est que plus utile de se replonger dans la lecture d’un auteur qui ne vivait que pour le Beau et le Vrai.

 

La seule réserve que nous émettons sur ce livre tient aux élucubrations astrologiques ajoutées en annexe, mais apparemment, il s’agit d’une constante dans cette collection Qui suis-je ? , et elle n’enlève rien à la valeur de l’ouvrage de Xavier Soleil.

 

 

 

 

Jean de Saint-Herbot



Disponible aux Editions Pardès, 44 rue Wilson, 77880 Grez-sur-Loing

11/10/2013

Balzac

 

(René Benjamin, Cahiers René Benjamin n°1, Editions Pardès)

 

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Avec cette pièce inédite de René Benjamin, Xavier Soleil nous livre le premier volume des Cahiers René Benjamin qui, de parution semestrielle, regrouperont des inédits de René Benjamin, ou des études sur son œuvre.

 

René Benjamin, grand amateur de théâtre deviendra passionné de Balzac suite à sa découverte des Illusions perdues, « un roman qui a un millier de pages, mais qui est une chose inouïe » (page 13). Il va d’abord lui consacrer une merveilleuse biographie, La Prodigieuse vie d’Honoré de Balzac, publié chez Plon en 1925.

 

Mais le cadre d’une biographie ne permettant pas de faire suffisamment revivre Balzac, René Benjamin se remet donc à l’ouvrage à l’été 1934 pour écrire « une pièce sur ce géant » (page 14). Cette pièce sera retenue par la Comédie-Française, mais les répétitions seront malheureusement interrompues définitivement par la maladie puis la mort de l’interprète principal, Léon Bernard.

 

Cette pièce comporte sept actes, consacrés chacun à l’évocation d’un moment important de la vie et de l’œuvre de l’écrivain. Nous pouvons ainsi suivre Balzac dans ses états d’âme, dans ses enthousiasmes et ses angoisses et dans ses rapports avec son entourage.

 

Cette immersion dans la vie de Balzac nous restitue le coté humain, avec ses défauts, ses outrances et ses qualités de ce géant de la littérature du XIXème siècle, qui reste attaché à sa monumentale « Comédie Humaine ».

 

L’atmosphère qui se dégage de ces dialogues dus au génie de René Benjamin fait revivre devant nous celui qui voulait devenir le « Napoléon des Lettres ». Nous ne pouvons donc que conseiller la lecture de cette pièce à tous les amateurs de la littérature française qui redécouvriront ainsi cet écrivain dont la peinture des comportements humains reste toujours actuelle.


Jean de Saint-Herbot


Disponible aux Editions Pardès, 44 rue Wilson, 77880 Grez-sur-Loing

08/05/2013

La désinformation autour de La Varende

 

(Gérard Guillotel, Atelier Fol’fer)

 

LaVarende_114.jpg« En réalité, à la mort de Chambord, un seul être avait le droit de porter le blason de France : l’arrière-petit-fils de Louis XIV, le roi d’Espagne … le prétendant … est affublé, masqué, rappelle les exactions sans pareilles de son grand-père, roi des Français par la grâce de Ledru-Rollin. » (M. Le Duc, pages 352 et 353)

Gérard Guillotel nous livre ici une version augmentée et améliorée de son étude parue dans les Cahiers de Chiré n°18 et 20 « La Varende, héraut de la légitimité ».

L’occasion pour nous de redécouvrir ce grand écrivain normand, qui tout en étant proche de l’Action française, n’avait aucune sympathie pour les descendants du citoyen Egalité.

Cette fidélité légitimiste lui vient de sa famille, et notamment de sa grand-mère maternelle, qui «  malgré ses égoïsmes, (elle) restait curieusement monarchiste et légitimiste (…). Je lui ai vu faire une scène atroce à son mari parce qu’il avait voulu envoyer de l’argent pour un cadeau à une princesse d’Orléans qu’on mariait …

« Pour elle, les Orléans étaient de la chienlit » (page 89).

La Varende dans ses romans évoque régulièrement la question de la légitimité. Ainsi, par exemple, dans la nouvelle Le Manifeste (1937), Madame de Galart se montre fort critique envers « le grand-père usurpateur, l’arrière-grand-père régicide » (page 66), et leurs prétentions : « et l’on faisait de la légitimité avec cette salade-là … » (page 66).

Dans La Dernière Fête, on entend le Marquis de La Bare défendre la légitimité des Bourbons-Anjou « Et vous savez, il n’y a jamais eu de fusion entre Monseigneur et les Orléans. L’entrevue du 5 avril 1875 ne fut pas du tout une acceptation générale. A peine une absolution.

« … Il n’y a pas eu de fusion ; c’est-à-dire, en somme, de transmission, de presque abdication en faveur des Orléans. D’ailleurs sont-ils encore aussi sûrs ? Le comte de Paris a décidé de s’appeler Philippe VII au lieu de Louis-Philippe II, pour épargner les légitimistes, mais aussi afin de ne pas renier grand-papa. Les Orléans ne sont pas les héritiers de Monseigneur dans la couronne : la couronne devrait aller au plus proche agnat, au Bourbon d’Espagne. La renonciation du duc d’Anjou ne portait que sur la renonciation aux deux couronnes.

«  … En France existe une loi aussi indiscutable que la loi salique : le Roi ne peut disposer de la couronne. Donc le duc d’Anjou n’avait pas le droit de renoncer au trône de France ; donc l’approbation ou la désapprobation du comte de Chambord n’ont aucune valeur. Par Philippe V, le prétendant serait donc le deuxième fils de Don Carlos. Ce serait Charles-Alphonse. » (pages 79-80).

La lecture des œuvres de La Varende ne peut donc que nous conforter dans notre rejet absolu de la descendance du régicide.

 

« Le sang reste la grande loi française. Nous touchions plus à l’aînesse par notre père Louis XIV que le Régent par son père, frère du grand Roi … Vous admettez sans peine la validité de la Renonciation du duc d’Anjou à la couronne de France et vous ne reconnaissez pas celle de Philippe Egalité ! Vous ne voyez pas que les d’Orléans ont jusqu’aux moelles le goût d’intervenir et de tripatouiller. » (M. Le Duc, page 354)


Jean de Saint-Herbot


Disponible  à l'Atelier Fol'fer