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05/07/2014

La Conjuration Antichrétienne ou le Temple Maçonnique voulant s'élever sur les ruines de l’Église Catholique

(Mgr Delassus, Editions KontreKulture)

delassus.pngMonseigneur Henri Delassus (1836-1921) est un prêtre catholique, docteur en théologie et chanoine du diocèse de Cambrai, né à Estaire dans le Nord. Il est ordonné prêtre en 1862 et officie à Valenciennes puis à Lille. En 1874 il est nommé chapelain de la basilique Notre-Dame-de-la-Treille. Dès 1872 il collabore au journal La Semaine religieuse du diocèse de Cambrai, et en 1874 il en devient propriétaire et directeur, assurant lui-même la rédaction de la revue. En 1904 il est nommé prélat de la maison du Pape puis pronotaire apostolique en 1911. Sur demande de la Cour romaine, il reçoit le titre de docteur ad honores par la Faculté de théologie de Lille.

Antilibéral et contre-révolutionnaire, il fut l’un des premiers à percevoir que sous les dessous de la destruction programmée du catholicisme se trouvait un projet de domination mondiale. Il n’eut alors de cesse de le dénoncer dans différents ouvrages et de le combattre, ce qui fait de lui le premier des antimondialistes.

Dans La Conjuration Antichrétienne ou le Temple Maçonnique voulant s'élever sur les ruines de l’Église Catholique, Henry Delassus nous propose une exploration historique, philosophique et religieuse à travers les étapes de la destruction de l’Église catholique par ceux qui, de la Renaissance à la Réforme, puis par les différentes Révolutions, ont programmé l’avènement d’une République universelle judaïque et maçonnique. Nées dans les loges, elles-mêmes instruments d’une petite élite aux visées oligarchiques, les idées humanistes et naturalistes, puis le protestantisme et enfin le libéralisme des Lumières n’ont été que les manifestations d’un long combat pour imposer une vision unifiée de l’homme menant à un mondialisme qui n’est que l’avènement d’un messianisme matérialiste. Pour y arriver, il a fallu et il faut encore écraser le catholicisme, universalisme dont la réalisation concerne un autre plan, le plan céleste, et qui pourtant est un obstacle absolu au projet terrestre de la franc-maçonnerie, car ce sont là deux idées de l’homme qui ne peuvent coexister. « Si l’on veut indiquer la place que l’homme prend dans la pensée moderne, il n’y a pas d’autre mot à employer que celui d’homothéisme [...] On ne peut imaginer un contraste plus grand avec la conception chrétienne de l’homme. Ajoutons que l’on ne peut rien concevoir de plus parfaitement identique à l’attitude des anges rebelles en face de Dieu au jour de la grande tentation. » Ce combat peut ainsi se résumer en une seule phrase : celui du Christ contre Satan.

Disponible aux Editions Kontrekulture

23/07/2010

Mgr Delassus (1836-1921)


(Louis Medler, Editions du Sel)
 
 

Face à la conjuration antichrétienne, un maître contre-révolutionnaire


39333.jpgPremière étude d'ensemble sur Mgr Henri Delassus (1836-1921).
Cet auteur antilibéral, qui fut plusieurs fois félicité par saint Pie X, mérite le titre de Docteur de la Contre-Révolution. Spécialiste de l'ennemi, il décrit de façon saisissante la conjuration antichrétienne, la voyant même à l'avance pénétrer dans l'Église.


Introduction de l'ouvrage

On peut, en généralisant quelque peu, distinguer trois types principaux dans la grande famille des écrivains catholiques contre-révolutionnaires :

Les docteurs, d’abord ; ceux qui délivrent avec autorité les principes de salut face à la subversion révolutionnaire. Citons en France : le père de Clorivière (trop peu connu, mais qui mérite d’être cité en sa qualité de pionnier), puis, pour nous en tenir aux plus célèbres, le cardinal Pie et Dom Guéranger ; au XXe siècle, Mgr de Castro Mayer au Brésil, Mgr Lefebvre en France, le père Fahey en Irlande ou le père Meinvielle en Argentine en seront les glorieux héritiers.
A ce premier groupe, on peut joindre d’autres auteurs qui, sans mériter le titre de « docteurs », car leur doctrine est parfois moins sûre, ont néanmoins exposé et répandu les principes contre-révolutionnaires. Appelons-les donc «penseurs», et nommons : les écrivains de la première génération contre-révolutionnaire, malheureusement contaminés par le virus fidéiste (Bonald) ou ontologiste (Blanc de Saint-Bonnet) ; Joseph de Maistre qui, davantage visionnaire que doctrinaire, se fiait plus à son intuition (souvent géniale, mais nullement infaillible) qu’aux données les plus sûres de la théologie ; les abbés Joseph et Augustin Lémann; Mgr de Ségur, etc. Joignons-y le premier théoricien de l’école sociale : Frédéric Le Play.

— Viennent ensuite les spécialistes de l’ennemi, les agents de renseignements (le contre-espionnage si l’on veut) : tous ces historiens qui, depuis Barruel jusqu’à Pierre Virion, en passant par Crétineau-Joly et Léon de Poncins, s’emploient à écarter les décors en carton-pâte de l’histoire officielle pour découvrir et dénoncer les machinations des sectaires.

— Troisième groupe, enfin, celui des combattants directs, les publicistes et polémistes qui assaillent l’ennemi concret de leurs traits personnalisés. Louis Veuillot en est l’exemple achevé au XIXe siècle ; l’abbé Emmanuel Barbier et sa revue La Critique du libéralisme, au début du XXe siècle.

Bien sûr, ces types ne sont pas exclusifs les uns des autres : rares sont les auteurs qui se sont cantonnés en un seul genre. Mais rares sont aussi ceux qui, comme Mgr Delassus, se sont nettement placés au carrefour des trois groupes tout en appartenant pleinement à chacun d’entre eux.


En outre, Mgr Delassus occupe une place centrale à l’intérieur même de ces trois groupes, à cause du moment où il intervient : dans les années 1890-1910, période-clé du combat, et charnière entre le XIXe et le XXe siècle.

— Dans le groupe des docteurs et des penseurs, il est celui qui peut, au seuil du XXe siècle, présenter une synthèse de l’œuvre de ses prédécesseurs ;

— parmi les spécialistes de l’ennemi, il est celui qui voit la conjuration antichrétienne pénétrer à l’intérieur même de l’Église. Les travaux de Barruel et Crétineau-Joly, qu’il reprend et utilise abondamment, prennent toute leur signification quand il montre, dans le modernisme, l’aboutissement des menées qu’ils dénonçaient ;

— parmi les combattants concrets, enfin, Mgr Delassus doit faire face à la troisième vague de libéralisme, celle des démocrates-chrétiens et des modernistes de tout poil, dans les années 1890-1910. Il se trouve, là encore, au cœur du combat, puisque les historiens nomment généralement deux grands polémistes antilibéraux (ou « intégristes ») en France, à cette époque : l’abbé Emmanuel Barbier et Mgr Delassus.



Personnage central, personnage-clé, Mgr Delassus ouvre, par son œuvre et son combat, une large perspective sur l’ensemble du mouvement contre-révolutionnaire. C’est dans cette optique que nous l’étudierons ici, en faisant apparaître successivement trois aspects de sa personnalité :
— l’héritier des docteurs et des penseurs contre-révolutionnaires du XIXe siècle,
— le spécialiste de l’ennemi,
— le combattant concret.

Nous considérerons donc à la fois sa vie et son œuvre – tout en insistant particulièrement sur l’œuvre, puisque c’est aujourd’hui, pour nous, le plus important. Nous manquons, de toute manière, des documents nécessaires pour reconstituer sa vie dans le détail puisque tous les papiers personnels de Mgr Delassus, toute sa correspondance, ses notes, ses documents ont mystérieusement disparu au lendemain de sa mort.


Plan de l'ouvrage

I. — Légataire universel
– Les origines familiales de Mgr Delassus
– La famille intellectuelle de Mgr Delassus (les enseignements pontificaux ; Pie IX ; Joseph de Maistre, Frédéric Le Play, Blanc de Saint-Bonnet)

II. — Spécialiste de l'ennemi
– Fiabilité documentaire de Mgr Delassus (et de ses sources : Augustin Barruel et Jacques Crétineau-Joly)
– Théologie de la Contre-Église (La conjuration antichrétienne, ses agents et ses complices inconscients ; le cas de l'abbé Lemire)

III. — Le combattant
– La troisième vague libérale (les "abbés démocrates" ; École de Liège et école d'Angers ; Dérive libérale de l'antilibéralisme économique)
– Les ambiguïtés de départ de la "démocratie chrétienne" (le Ralliement ; les deux démocraties)
– "Démocratie chrétienne" ou conjuration antichrétienne ?
– La fin du règne de Léon XIII (les congrès ecclésiastiques ; l'américanisme ; manœuvres romaines)
– Sous le pontificat de saint Pie X
– Une figure d'inquisiteur ?

CONCLUSION : le prêtre

ANNEXES
– Les ouvrages de Mgr Delassus
– Approbation romaine du livre La Conjuration antichrétienne
– Hommage du chanoine Constantin Lecigne à Mgr Henri Delassus
– Lettre du père Berthe à Mgr Delassus
– Textes de Mgr Delassus parus dans Le Sel de la terre

 

Disponible aux Editions du Sel