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24/07/2010

L’homme des droits de l’homme et sa compagne

(Xavier Martin, Editions Dominique Martin Morin)

 

833869621_L.jpgDans cet ouvrage, Xavier Martin, poursuivant ses études approfondies de l’ « homme des droits de l’homme », va insister sur plusieurs caractéristiques complémentaires de la vision de l’homme des prétendus philosophes des « Lumières ».

Ainsi, pour ces « penseurs », la fonction pensante n’est conçue que comme accidentelle. En effet, la pensée chez l’homme est contre nature. Pour Joubert, inspecteur général de l’Université Impériale, la nature « a pourvu aux travaux nécessaires à la vie en ne donnant à la plupart des hommes que des cerveaux qui ne font rien ».

Par ailleurs, ce que l’ont peut remarquer, c’est la non existence de la femme en tant qu’être humain. La femme n’est pas, pour ces « philosophes » l’égale de l’homme, elle lui est bien inférieure. Un de leurs disciples, Proudhon, a bien résumé dans ses Notes et pensées, cette conception quelque peu réductrice de la femme : « Je crois que c’est élever très haut la femme que de l’appeler compagne de l’homme ». La femme n’est donc finalement qu’un instrument.

Au fur et à mesure des investigations de Xavier Martin, la conception de l’ « homme des droits de l’homme » est de plus en plus réductrice ; et le corpus doctrinal des « Lumières » nous apparaît d’autant plus délirant et dangereux pour la société.

 

Jean de Saint-Herbot

Disponible aux Editions Dominique Martin Morin (DMM)

23/07/2010

Mgr Delassus (1836-1921)


(Louis Medler, Editions du Sel)
 
 

Face à la conjuration antichrétienne, un maître contre-révolutionnaire


39333.jpgPremière étude d'ensemble sur Mgr Henri Delassus (1836-1921).
Cet auteur antilibéral, qui fut plusieurs fois félicité par saint Pie X, mérite le titre de Docteur de la Contre-Révolution. Spécialiste de l'ennemi, il décrit de façon saisissante la conjuration antichrétienne, la voyant même à l'avance pénétrer dans l'Église.


Introduction de l'ouvrage

On peut, en généralisant quelque peu, distinguer trois types principaux dans la grande famille des écrivains catholiques contre-révolutionnaires :

Les docteurs, d’abord ; ceux qui délivrent avec autorité les principes de salut face à la subversion révolutionnaire. Citons en France : le père de Clorivière (trop peu connu, mais qui mérite d’être cité en sa qualité de pionnier), puis, pour nous en tenir aux plus célèbres, le cardinal Pie et Dom Guéranger ; au XXe siècle, Mgr de Castro Mayer au Brésil, Mgr Lefebvre en France, le père Fahey en Irlande ou le père Meinvielle en Argentine en seront les glorieux héritiers.
A ce premier groupe, on peut joindre d’autres auteurs qui, sans mériter le titre de « docteurs », car leur doctrine est parfois moins sûre, ont néanmoins exposé et répandu les principes contre-révolutionnaires. Appelons-les donc «penseurs», et nommons : les écrivains de la première génération contre-révolutionnaire, malheureusement contaminés par le virus fidéiste (Bonald) ou ontologiste (Blanc de Saint-Bonnet) ; Joseph de Maistre qui, davantage visionnaire que doctrinaire, se fiait plus à son intuition (souvent géniale, mais nullement infaillible) qu’aux données les plus sûres de la théologie ; les abbés Joseph et Augustin Lémann; Mgr de Ségur, etc. Joignons-y le premier théoricien de l’école sociale : Frédéric Le Play.

— Viennent ensuite les spécialistes de l’ennemi, les agents de renseignements (le contre-espionnage si l’on veut) : tous ces historiens qui, depuis Barruel jusqu’à Pierre Virion, en passant par Crétineau-Joly et Léon de Poncins, s’emploient à écarter les décors en carton-pâte de l’histoire officielle pour découvrir et dénoncer les machinations des sectaires.

— Troisième groupe, enfin, celui des combattants directs, les publicistes et polémistes qui assaillent l’ennemi concret de leurs traits personnalisés. Louis Veuillot en est l’exemple achevé au XIXe siècle ; l’abbé Emmanuel Barbier et sa revue La Critique du libéralisme, au début du XXe siècle.

Bien sûr, ces types ne sont pas exclusifs les uns des autres : rares sont les auteurs qui se sont cantonnés en un seul genre. Mais rares sont aussi ceux qui, comme Mgr Delassus, se sont nettement placés au carrefour des trois groupes tout en appartenant pleinement à chacun d’entre eux.


En outre, Mgr Delassus occupe une place centrale à l’intérieur même de ces trois groupes, à cause du moment où il intervient : dans les années 1890-1910, période-clé du combat, et charnière entre le XIXe et le XXe siècle.

— Dans le groupe des docteurs et des penseurs, il est celui qui peut, au seuil du XXe siècle, présenter une synthèse de l’œuvre de ses prédécesseurs ;

— parmi les spécialistes de l’ennemi, il est celui qui voit la conjuration antichrétienne pénétrer à l’intérieur même de l’Église. Les travaux de Barruel et Crétineau-Joly, qu’il reprend et utilise abondamment, prennent toute leur signification quand il montre, dans le modernisme, l’aboutissement des menées qu’ils dénonçaient ;

— parmi les combattants concrets, enfin, Mgr Delassus doit faire face à la troisième vague de libéralisme, celle des démocrates-chrétiens et des modernistes de tout poil, dans les années 1890-1910. Il se trouve, là encore, au cœur du combat, puisque les historiens nomment généralement deux grands polémistes antilibéraux (ou « intégristes ») en France, à cette époque : l’abbé Emmanuel Barbier et Mgr Delassus.



Personnage central, personnage-clé, Mgr Delassus ouvre, par son œuvre et son combat, une large perspective sur l’ensemble du mouvement contre-révolutionnaire. C’est dans cette optique que nous l’étudierons ici, en faisant apparaître successivement trois aspects de sa personnalité :
— l’héritier des docteurs et des penseurs contre-révolutionnaires du XIXe siècle,
— le spécialiste de l’ennemi,
— le combattant concret.

Nous considérerons donc à la fois sa vie et son œuvre – tout en insistant particulièrement sur l’œuvre, puisque c’est aujourd’hui, pour nous, le plus important. Nous manquons, de toute manière, des documents nécessaires pour reconstituer sa vie dans le détail puisque tous les papiers personnels de Mgr Delassus, toute sa correspondance, ses notes, ses documents ont mystérieusement disparu au lendemain de sa mort.


Plan de l'ouvrage

I. — Légataire universel
– Les origines familiales de Mgr Delassus
– La famille intellectuelle de Mgr Delassus (les enseignements pontificaux ; Pie IX ; Joseph de Maistre, Frédéric Le Play, Blanc de Saint-Bonnet)

II. — Spécialiste de l'ennemi
– Fiabilité documentaire de Mgr Delassus (et de ses sources : Augustin Barruel et Jacques Crétineau-Joly)
– Théologie de la Contre-Église (La conjuration antichrétienne, ses agents et ses complices inconscients ; le cas de l'abbé Lemire)

III. — Le combattant
– La troisième vague libérale (les "abbés démocrates" ; École de Liège et école d'Angers ; Dérive libérale de l'antilibéralisme économique)
– Les ambiguïtés de départ de la "démocratie chrétienne" (le Ralliement ; les deux démocraties)
– "Démocratie chrétienne" ou conjuration antichrétienne ?
– La fin du règne de Léon XIII (les congrès ecclésiastiques ; l'américanisme ; manœuvres romaines)
– Sous le pontificat de saint Pie X
– Une figure d'inquisiteur ?

CONCLUSION : le prêtre

ANNEXES
– Les ouvrages de Mgr Delassus
– Approbation romaine du livre La Conjuration antichrétienne
– Hommage du chanoine Constantin Lecigne à Mgr Henri Delassus
– Lettre du père Berthe à Mgr Delassus
– Textes de Mgr Delassus parus dans Le Sel de la terre

 

Disponible aux Editions du Sel

22/07/2010

Etudes sur la Révolution

(Père Pierre-Joseph de Clorivière, Editions Saint-Rémi)
G2-8162-0020-1.jpgCette étude est en deux parties 1°) Les doctrines de la déclaration des droits de l'homme. 2°) Vues sur l'avenir (Caractères et conséquences de la Révolution - Conditions d'un relèvement durable.) Voici un ouvrage que toutes les élites catholiques devraient lire et méditer, car si un jour la France doit se relever de la catastrophe révolutionnaire, ici sont exposés brillamment les principes qui doivent présider à un pareil redressement, qui est entre les mains de Dieu. « Semblable à son divin Époux, l'Homme de douleurs, l'Église sera regardée comme si Dieu l'avait frappée et abattue, et son âme, comme celle de Marie, sera percée du glaive de la Justice divine « afin que les pensées de plusieurs soient découvertes ». Les desseins de Dieu sont impénétrables, ce qui paraît y être le plus contraire, devient dans Ses mains un moyen de les accomplir d'une manière plus admirable. Purifiée et fortifiée par ces jours d'oppression et d'obscurité, l'Église reparaîtra plus brillante et plus étendue que jamais. Elle sera de nouveau reconnue pour la reine et la maîtresse des nations. Mais que les vrais fidèles restent fermes dans l'épreuve, et que ceux qui chancellent prennent garde de perdre le peu de lumière qui leur reste, qu'ils raniment leur foi, afin de ne pas se laisser éblouir par de fausses apparences, et d'aimer mieux être affligés avec les justes que de se réjouir avec les pervers. »
 
 
Disponible aux Editions Saint-Rémi