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22/01/2013

Questions à Philippe Ploncard d’Assac

Cet entretien du 18 juillet 2011 entre Tony Kunter et Philippe Ploncard d'Assac a été initialement publié sur le blog de Tony Kunter.

Nous remercions M. Ploncard d’Assac de bien avoir voulu répondre aux questions que nous lui avons posé.

LA JEUNESSE DE VOTRE PERE :

* Quel était son milieu d’origine, les positions politiques de vos grands-parents ? Vos grands parents étaient-ils actifs dans les milieux politiques ? Avaient-ils une certaine proximité avec les milieux catholiques ?

Rép. – Bourgeoisie lyonnaise et ascendance aristocratique par sa mère remontant aux d’Assas-d’Assac, selon la calligraphie des époques.

Catholiques, son grand père Teillard avait des livres politiques dont ceux d’Edouard Drumont.

Son père, ancien « poilu » était un fervent du Maréchal.

* Certains événements de l’enfance ont-ils pu influencer votre père par rapport à sa manière de voir le monde ?  Notamment, comment a-t-il vécu la Première Guerre mondiale tout jeune qu’il était ? Comment ses parents l’ont-ils vécue ?

Rép. – La lecture chez son grand-père Teillard lors de ses vacances d’été, à l’âge de 16 ans, des deux livres majeurs d’Edouard Drumont, La France juive et La fin d’un monde,  est à l’origine de toute son action politique.

*Quelle est la formation initiale de votre père ? Où a-t-il fait ses études ?

Littéraire, études chez les Jésuites d’Autun.

*A 17 ans, en 1927, il adhère à l’Action française. Pourquoi ce choix ?

Rép. – Parce que cela correspondait à sa propre analyse

Votre père vous a-t-il raconté des anecdotes concernant les cadres du mouvement, le mouvement, ou Maurras ?

Rép. – Je ne m’en souviens pas.

*Que faisait votre père le 6 février 1934 ?

Rép. Je n’en sais rien. Mais il fustigeait le naïveté des « nationaux » et autres patriotes de l’époque, qui ne savaient que si « la République gouverne mal, elle sait se défendre ».

*Peut-on dire que votre père s’est émancipé de l’AF lors de la création du Front national ouvrier paysan ?

Rép. Non. Il en est parti, avec Henry Coston et Maurice Yvan Sicard, alias Saint-Paulien, pour rejoindre le Parti populaire français de Jacques Doriot, parce que pour lui le nationalisme est indissociable du social.

* N’a-t-il pas toujours été un électron libre au regard de l’AF quand on songe aux revues indépendantes qu’il a pu fonder comme La Lutte créée en 1927 ?

Rép. – Si l’on veut, il n’a jamais aimé les carcans.

*Comment votre père a-t-il rencontré Henry Coston ?

Rép. – Je n’en sais rien mais les deux étaient des disciples de Drumont.

LA DEUXIEME GUERRE MONDIALE ET VICHY :

*Comment votre père a-t-il vécu la « débâcle », lui, qui s’est courageusement illustré au combat ?

Rép. – Mal.

*Comment a-t-il vécu sa détention de treize mois ?

Rép. – Assez bien, à par le froid, les Allemands ont été corrects.

*Comment en est-il venu à s’intéresser à la franc-maçonnerie et à travailler au Service des Sociétés secrètes ?

Rép. – Cela découle de tout ce qu’il avait découvert au travers de Drumont.

C’est la Maréchal qui l’a fait nommer à ce poste avec Bernard Fäy.

*Que pensait-il de Laval ? de Pétain ? Remarque-t-on une évolution de ses opinions sur la période 1941-1944 ?

Rép. – Pas d’estime pour Laval, personnage douteux responsable de la mise à l’écart de l’amiral Platon , chargé de la surveillance de la reconstitution des Sociétés Secrètes.

Indirectement il est le responsable de la mise à mort de l’amiral Platon, écartelé entre deux tracteurs par les  « résistants » dans sa propriété du Sud-ouest.

Quant au Maréchal, il l’admirait tout en regrettant le nombre d’incapables et de « modérés » qui l’entouraient qui n’avaient rein compris à la guerre révolutionnaire, idéologique en cours.

*Est-il correct de dire que votre père a fui la Libération en 1944 pour rejoindre le Portugal ?

Rép. – Tout à fait, nombre de ses amis avaient été assassinés chez eux, par des individus qui se présentaient comme des préposés au gaz, ou autre, pour se faire ouvrir.

Cela s’est fait grâce au comte de Paris qu’il connaissait, lui-même réfugié au Portugal.

Ce fut lui qui le recommandât au président Salazar.

*Que pensez-vous du procès Ploncard d’Assac et de la condamnation à mort par contumace de 1947 ?

Rép. – Il y en eu au moins deux, C’était la vengeance de ceux que mon père avait trop bien découvert.

LES ANNEES PORTUGAISES

*Quel fut son rôle précis auprès de Salazar ? Comment a-t-il réussi à s’intégrer au premier cercle du pouvoir salazariste ?

Rép. – Cela s’est fait tout naturellement du fait de la convergence de leurs analyses, c’est ainsi que mon père fut appelé à  écrire dans le journal du régime, le Diario da Manha et à devenir un intime du président Salazar, sans avoir jamais eu le titre de « conseiller » que certains lui ont attribué, même si dans les faits se fut vrai.

*Pourquoi a-t-il attendu a fin des années cinquante pour se lancer dans une œuvre si capitale pour la nationalisme post-Deuxième guerre mondiale ?

Rép. – Nombre de ses ouvrages ont commencés par être édités en Portugais, avant de l’être en Français, en Italien, en Allemand et en Espagnol.

*Quand et pourquoi est-il amnistié ? Pourquoi faut-il attendre la Révolution des  Œillets pour qu’il revienne en France ?

Rép.. Il n’a été amnistié que sous Pompidou, grâce à la persévérance de son ami Guillain de Bénouville, lui aussi ancien Camelot du Roi, qui avait choisi, l’autre voie…

S’il est rentré en France, c’est parce que c’était préférable pour sa sécurité, vu ses rapports avec Salazar.

Ce fut moi-même qui le mena à la frontière espagnole, où il fut pris en charge par le jeune Nicolas Franco, neveu du Caudillo, son père ayant été ambassadeur d’Espagne au Portugal. Nous connaissions bien.

De là, il est parti à Paris, chercher un appartement, tandis que ma mère et moi, nous occupions du déménagement.

Quinze jours après notre départ, nous devions apprendre que la police politique du nouveau régime socialo-communiste était venue nous chercher…

*Comment avez-vous vécu les années portugaises ? Avez-vous des anecdotes à raconter ?

Rép. Je les ai très bien vécues. Le Portugal de Salazar avait une douceur de vie que l’on ne retrouvera plus sans doute.

La vie n’était pas chère, ce qui, après avoir tout perdu à la Libération-Epuration,  l’appartement de mes parents à Paris volé , et la propriété de mon grand-père côté Ploncard, en Bourgogne, pillée et incendiée par les « résistants », nous permis avec  l’action littéraire de mon père, de remonter la pente.

LE RETOUR EN FRANCE JUSQU’AUX DERNIERES ANNEES

*Comment votre père a-t-il vécu son retour en France ?

Rép._ Pas trop mal et il a continué à écrire.

*Votre père est connu pour avoir largement contribué au journal Présent. Comment a-t-il rencontré Jean Madiran ? Quels étaient ses rapports avec Jean Madiran ?

Rép.  Incontestablement, jusqu’à ce que l’évolution prosioniste de ce journal avec les Madiran, Bernard Antony, et Alain Sanders, l’amène à cesser d’y collaborer pour les mêmes raisons que François Brigneau.

Pour donner une idée, lorsque mon père portait son article à Présent et qu’il n’y voyait pas le directeur administratif, pierre Durand, il aimait à taquiner Sanders en lui disant ; « Où est donc votre agent du Mossad » … ? !

*Que pensait votre père du Front national et de Jean-Marie Le Pen ?

Aucune confiance, au point de m’avoir déconseillé d’accepter la proposition de J-M Le Pen, de prendre en main la structure du FN pour les Français de l’Etranger, le CFRE.

Si j’ai finalement accepté c’est parce que j’estime qu’il faut toujours prendre les places qu’on vous offre pour dire et écrire que ce l’on défend jusqu’au jour où on vous l’interdit.

C’est ce qui s’est passé et c’est ainsi que j’ai claqué la porte du FN en juin 1993, car déjà on prétendait m’interdire de parler de De Gaulle, de la maçonnerie et de l’avortement !

Ce qui confirmait les avertissements de mon père.

*Que pensait-il de la France du début du XXIe siècle ? Quel bilan dressait-il au vu de son parcours ?

Rép. – Que ses analyses n’étaient hélas que trop vraies, les évènements lui donnant raison sur tous les plans.

L’ŒUVRE DE VOTRE PERE : QUESTIONS GENERALES

*Peut-on dire que votre père a été un modèle et un guide pour plusieurs générations nationalistes ?

Rép. Certainement et toujours maintenant

*Peut-il être considéré comme un successeur de Maurras au regard de l’ampleur de son magistère ?

Rép. – Tout à fait, mais sans l’antigermanisme outrancier de Maurras qui aura amené nombre de jeunes d’AF chez De Gaulle et la résistance.

Nous en vivons les conséquences.

*Quelle fut l’influence de votre père en Espagne et en Italie ?  D’autres pays sont-ils a considérer ?

Rép. – Influence indirecte par les traductions des ses livres dans ces pays et jusqu’en Allemagne.

*Votre père a-t-il fait Ecole ? Si oui, quels sont ses principaux disciples ?

Rép. Il a fait école ne serait-ce qu’avec moi, qui ait repris son combat.

*Quelles sont les œuvres incontournables de votre père ?

Rép. – Les Doctrines du nationalisme, L’Eglise occupée, Le secret des FM, Les jeunes ont droit à la vérité, entre autres

*La collection « La Voix de l’Occident », qui reprend les éditoriaux de votre père à la radio, constitue une grande partie de son œuvre. Il réagissait souvent à cette occasion sur l’actualité. Dans ces conditions, ses propos se limitent-ils à l’époque sur laquelle il médite ou peut-on parler de postérité ?

Rép. Oui on peut parler d’actualité, dans la mesure où ce qu’il dénonçait explique ce que nous vivons.

*Pourquoi votre père s’est-il lancé dans l’écriture de Doctrines du nationalisme ?

Rép ; – Pour répondre à la caricature haineuse et aux mensonges donnés par les vainqueurs  de la dernière guerre

*Comment ont évolué les positions de votre père sur l’Eglise catholique ?

Rép. – Elles n’ont pas évoluées ; C’est L’Eglise qui a évoluée.

A la bonne époque de la Fraternité Saint Pie X, Mgr. Lefebvre l’invitait avec Bernard Faÿ, tous deux spécialistes de la maçonnerie, à venir former ses jeunes prêtres et séminaristes.

Aujourd’hui c’est terminé et la FSSPX laisse en place des éléments douteux crypto maçonniques tels l’abbé Celier, et l’abbé de Tanoüarn qui, bien que parti garde une grande influence.

Quand à la formation antimaçonnique et anti gnostique qui en est le support, c’est terminé.

*Peut-on parler d’historien concernant votre père, au regard de sa traduction d’une Histoire du Portugal, du Secret des francs-maçons, ou de 1792, Les dernières marches du trône ? Si oui, de quels historiens s’inspire-t-il ? Quels sont ses canons épistémologiques ?

Rép. Oui, D’Augustin Barruel ; de Joseph de Maistre et d’Edouard Drumont, notamment.

*Que pensait votre père de ce qu’on appelle les mouvements « révisionniste » et « négationniste » ?

Rép. – Tout en dénonçant les mensonges sur les faits de la IIème guerre mondiale, il regrettait une vision trop parcellaire, centrée uniquement sur ce sujet.

Il est d’ailleurs étrange que nombre de « révisionnistes », ne comprennent rien au problème maçonnique, or tout est lié par une même ascendance talmudique kabbaliste comme je l’ai démontré dans mon livre La Maçonnerie.

*Quels étaient les rapports de votre père avec la pensée d’Action française développée par Pierre Pujo et Michel Fromentoux ?

Rép. Corrects, sans plus, ce n’était plus la grande époque de l’AF.

*Comment qualifier la pensée de votre père ? Contre-révolutionnaire ? Nationaliste ? Autre ? Merci de justifier.

Rép. – Les deux, l’une découle de l’autre.

Le nationalisme que dénonçait déjà Adam Weishaupt fondateur de la secte maçonnique des Illuminés de Bavière, à la fin du XVIIIème siècle, réagissait déjà aux idées anti nationales internationalistes, cosmopolites, de la Révolution dite française.

Le nationalisme est par essence « contre révolutionnaire »

QUESTIONS PRATIQUES

*Connaitriez-vous des personnes pouvant nous livrer des informations complémentaires sur votre père ?

Rép. – Arnaud de Lassus, Jean Auguy qui a la collection complète de ses Lettres Politiques basées pour beaucoup sur se éditoriaux de la Voix de l’Occident.

*Savez-vous s’il existe un fonds d’archives contenant des papiers de votre père ?

Rép. Non.

21/01/2013

Une nouvelle édition de La France Juive

france-juive.pngÉdouard Drumont, né en 1844 et mort en 1917 fut un journaliste, fondateur de  La Libre Parole, député, écrivain, historien et pamphlétaire. En 1886, il publie  La France juive  qui sera immédiatement un énorme succès.

Issu d’un milieu modeste, il est sensible à la fois à la question sociale et, après s’être converti au catholicisme, à la question religieuse. Son antisémitisme assumé a d’abord pour objet le juif boursicoteur et usurier « pressurant la misère populaire avec les agences d'achat de reconnaissances du Mont-de-Piété », devenu maître de la finance qui « en dépouillant la France en grand par les emprunts et les sociétés financières, [...] n'a point abandonné l'usure sordide d'autrefois, le prêt sur gage ». Déjà il a compris le rôle de la création monétaire et l’asservissement des nations par la dette, citant Goethe : « Qu'à cela ne tienne, répond le Malin, pour faire sortir l'argent des entrailles de la terre, il suffit de créer du papier monnaie » puis Toussenel : «  Jérusalem a imposé le tribut à tous les États, le produit le plus clair du travail de tous les travailleurs passe dans la bourse des Juifs sous le nom  d'intérêts de la dette nationale  ».  

Mais l’analyse de Drumont dépasse le cadre économique tout en l’accompagnant. En effet, écrit-il : « Sur qui pèse le plus durement le régime actuel ? Sur l'ouvrier révolutionnaire et sur le conservateur chrétien. L'un est atteint dans ses intérêts vitaux, l'autre est blessé dans ses croyances les plus chères. » C’est que cet amour du gain ne peut se détacher d’une volonté de puissance inscrite au cœur même du Talmud, et il faut pour cela déraciner les hommes, les  pervertir, les détourner de ce qu’ils sont. De là découlent tous les maux subis par la France, comme conséquences d’une vision matérialiste du monde, mais aussi comme moyens délibérés visant à un même but : la domination d’un peuple sans nation sur les nations qui l’ont accueilli. Tous les aspects de la vie sont ainsi touchés - la santé : « Il eût semblé logique que les démocrates, ceux qui se déclarent en toute occasion les amis du peuple, exagérassent même la sévérité contre les commerçants qui, pour s'enrichir, empoisonnaient les classes populaires », l’éducation : « Grâce aux méthodes pédagogiques [...] le niveau des études classiques baissa rapidement et les candidats au baccalauréat en arrivèrent à ne plus savoir l'orthographe », ou encore la mode : « On a placé les poches derrière le dos, ce qui donne à la plus gracieuse femme, cherchant son mouchoir, l'aspect malséant d'un dindon qui se gratte. Aucune de nos Parisiennes n'a rien compris à cette ironie », et l’on voit même poindre la théorie du genre : « Comme cosmopolite [...] il n'a pas de patrie, il n'a pas de religion, il n'a pas même de sexe. Ce neutre, encore une fois, est un produit unique qui ne rentre dans aucune classification existante ». Sur tous ces sujets et bien d’autres, plus d’un siècle après  La France juive, on pourrait écrire les mêmes mots. En cette fin du XIXe  siècle la bataille pour la laïcité fait rage  ; Drumont constate que « le croyant est ainsi tour à tour raillé et vilipendé par une presse qui ne s’interdit rien lorsqu’il s’agit du catholique », et que c’est un juif « qui fabrique ce livre singulier [...] dans lequel le nom de Dieu est supprimé de tous les passages d'auteurs classiques dans lesquels il figurait. » Ce polémiste virulent est un homme blessé, qui regardant autour de lui voit « cette halle aux journaux pornographiques où les échoppes israélites,  pressées les unes contre les autres,  luttent entre elles à qui aura les imaginations les plus dévergondées », déplorant qu’on aperçoive « dans les quartiers populeux des familles entières, pères, jeunes fillettes, gamins regardant et commentant longuement ces Priapées », avant de conclure : « Voilà où a roulé la France. »

Visionnaire, Édouard Drumont prophétise qu’un jour « de grandes maisons de crédit crèveront comme des ballons surchauffés » - 1929 lui donnera raison - et il s’en réjouit car «  ce ne sera pas encore la fin du monde, mais ce sera au moins la fin de ce monde-là.  » En quoi il se trompait ; tel le phénix ce  monde-là  a resurgi de ses cendres, avec sa nourriture empoisonnée, son illettrisme grandissant, ses pantalons  baggy, le porno à la portée des enfants, la haine du religieux. Faisant référence à certain gouvernement de son époque, il imagine que « ce coin d'empire juif, apparaissant tout à coup en pleine France, sera l'émerveillement de l'avenir qui ne reverra rien d'aussi extraordinaire d'ici à bien longtemps. » Le temps a passé plus vite que ne le pensait Drumont... et nous pourrions craindre qu’une fois encore « l'histoire voie se renouveler ce fait qui s'est renouvelé constamment : le Juif profitant des divisions qu'il crée pour se rendre maître par la ruse de tout un pays, voulant modifier violemment les idées, les mœurs, les croyances traditionnelles de ce pays et amenant, à force de taquineries et d'insolences, les gens qui se haïssaient la veille à se réconcilier pour lui tomber dessus avec un entrain prodigieux. »

 (Présentation de l'éditeur)

Disponible aux Editions Kontre Kulture

19/01/2013

Deux poids, deux mesures

B. n°8

- 109 -

REPUBLIQUE FRANÇAISE

______

N° 136. - DECRET qui déclare citoyens français les israélites indigènes de l'Algérie.

du 24 0ctobre 1870.

LE GOUVERNEMENT DE LA DEFENSE NATIONALE

DÈCRÈTE:

Les israélites indigènes des départements de l'Algérie sont déclarés citoyens français; en conséquence, leur statut réel et leur statut personnel seront, à compter de la promulgation du présent décret, réglés par la loi française, tous droits acquis jusqu'à ce jour restant inviolables.

Toute disposition législative, tout sénatus-consulte, décret, réglement ou ordonnances contraires, sont abolis..

Fait à Tours, le 24 0ctobre 1870

Signé AD. CREMIEUX, L. GAMBETTA, AL. GLAIS-BIZOIN, L. FOURICHON

________________

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

_______

N°137. - DÉCRET sur la naturalisation des Indigènes musulmans et des Étrangers résidant en Algérie.

du 24 Octobre 1870.

LE GOUVERNEMENT DE LA DÉFENSE NATIONALE

DÉCRÈTE :

ART. 1er. La qualité de citoyen français, réclamée en conformité des articles 1er et 3 du sénatus-consulte du 14 juillet 1865, ne peut être obtenue qu'à l'âge de vingt et un ans accomplis.

Les indigènes musulmans et les étrangers résidants en Algérie qui réclament cette qualité doivent justifier de cette condition par un acte de naissance; à défaut, par un acte de notoriété dressé sur l'attestation de quatre témoins, par le juge de paix ou le cadi du lieu de résidence, s'il s'agit d'un indigène, et par le juge de paix, s'il s'agit d'un étranger.

L'article 10, paragraphe 1er du Titre III, l'article 11 et l'article 14, paragraphe 2 du titre IV du décret du 21 avril 1866, portant règlement d'administration publique sont modifiés comme il suit :

"Titre III, article 10, paragraphe 1er : L'indigène musulman, s'il réunit les conditions d'âge et d'aptitude déterminées par les règlements français spéciaux à chaque service, peut être appelé, en Algérie, aux fonctions de l'ordre civil désigné au tableau annexé au présent décret.

"Titre III, article 11 : L'indigène musulman qui veut être admis à jouir des droits de citoyen français doit se présenter en personne devant le chef du bureau arabe de la circonscription dans laquelle il réside, à l'effet de former sa demande et de déclarer qu'il entend être régi par les lois civiles et politiques de la France.

"Il est dressé procès-verbal de la demande de déclaration.

"Article 14, paragraphe 2 : Les pièces sont adressées par l'administration du territoire militaire du département au gouverneur général "

. Le gouverneur général civil prononce sur les demandes en naturalisation, sur l'avis du comité consultatif.

4. Il sera dressé un bulletin de chaque naturalisation en la forme des casiers judiciaires. Ce Bulletin sera déposé à la préfecture du département où réside l'indigène ou l'étranger naturalisé, même si l'individu naturalisé réside sur le territoire dit Territoire militaire.

5. Sont abrogés les articles 2, 4, 5 du sénatus-consulte du 14 juillet 1865, les articles 13, titre IV, et 19, titre VI, intitulé : Dispositions générales, du décret du 21 avril 1866. Les autres dispositions desdits sénatus-consulte et décret sont maintenues.

Fait à Tours, en conseil de gouvernement, le 24 octobre 1870.

Signé AD. CRÉMIEUX, L. GAMBETTA, AI. GLAIS-BIZOIN, L. FOURICHON.

Le rôle du décret Crémieux dans la détérioration des relations franco-arabes

 

Philippe Ploncard d'Assac - Conférence faite sur Paris, le 8 décembre 2012.

 

- Nous avons décidés de mettre en ligne cette vidéo-conférence le 25 décembre, en guise de cadeau de Noël.

 

- Nous nous adressons aussi et surtout aux Arabo-musulman, n'hésitez pas à diffuser et a faire connaître cette intervention car elle vous concerne pleinement.

 

  http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=Z6fGzq2AjrY/

 
 

Thèmes :
- l’Épopée coloniale (Algérie française).

- Les différents aspects (positifs et négatifs).

- La IIIème république maçonnique-athée.

- Le décret (Adolphe Isaac) Crémieux.

- Les insurrections en Algérie.

- Édouard Drumont et La France juive.

- De Gaule et le décret Crémieux.

- Immigration massive, doubles nationalités, métissage forcé et le Grand-Orient avec droit du sang.

- Le judaïsme et la nouvelle alliance.

- Les harkis et les pieds noirs.

- Iran et Vatican...

 

Pour compléter, veuillez lire cet article sur A. Issac Crémieux :

 

http://cmick23r.wordpress.com/2012/12/25/philippe-ploncar...

 

Informations sur Philippe Ploncard d'Assac :

Site : www.nationalisme-francais.com
Courriel : sppdassac@hotmail.fr

Société : Société de Philosophie Politique

Mouvement : Cercles Nationalistes Français
Boîte postale : BP 30030, 83952 La Garde Cedex

Téléphone fixe : 04 94 27 90 99

07/10/2012

L’Action catholique, cheval de Troie du modernisme

(Adrien Loubier, Editions Sainte Jeanne d’Arc)
 

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Pour régénérer une société déchristianisée, les laïcs ont, dans l’ordre temporel, un devoir d’action. Cette action temporelle des laïcs à la lumière de l’enseignement de l’Eglise, est l’action catholique ou « l’action des catholiques » (Saint Pie X).

 

Depuis la révolution de 1789, plusieurs tentatives d’action des catholiques ont vues le jour en France.

 

Le Sillon, mouvement démocrate-chrétien de Marc Sangnier est condamné en 1910 par Saint Pie X (Lettre sur le Sillon). Cette condamnation fait suite à la condamnation doctrinale du modernisme dans l’encyclique Pascendi (1907).

 

En 1926, Pie XI condamne l’Action française qui comptait dans son entourage de nombreux catholiques intransigeants à l’égard du modernisme.

 

Dans les années suivantes, les mouvements d’action catholiques vont profiter du vide créé pour se développer.

 

Ces nouveaux mouvements font cependant appel à des structures plus anciennes. Les bulletins de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC) et de la Jeunesse Etudiante Chrétienne (JEC), sont en effet imprimés sur les presses du Sillon, dont les anciens membres étaient restés discrets depuis la condamnation de leur mouvement.

 

On remarque aussi la présence de nombreux clercs aux idées avancées dans la hiérarchie de ces mouvements, bravant l’interdit de Saint pie X (Il fermo proposito).

 

La condamnation de l’Action française leur ayant laissé le champ libre, ils revenaient distiller leurs idées sous le couvert des différents mouvements d’action catholique, ce qui fera dévier de leur but ces structures d’action temporelle.

 

Ces mouvements permettront ainsi aux modernistes de réaliser leur travail de sape  pour aboutir à partir des années soixante, au triomphe du modernisme dans l’Eglise.

 

Par ailleurs, Adrien Loubier en profite pour étudier ce qui est à l’origine de la faiblesse de l’ « œuvre charnière » entreprise par la Cité catholique de Jean Ousset.

 

 

 

 

 

Jean de Saint-Herbot


Disponible à la SA D.P.F.

 

15/09/2012

Le Nationalisme français

(Philippe Ploncard d’Assac, Editions SPP)

 

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Onze ans après la parution de son ouvrage Le Nationalisme français, origines, doctrine et solutions, Philippe Ploncard d’Assac en publie une nouvelle édition largement augmentée.

 

Le terme « nationalisme » étant utilisé à tort et à travers par  nos contemporains, Philippe Ploncard d’Assac nous en livre ici une synthèse claire et argumentée, qui nous restitue les fondements et les points inhérents au véritable nationalisme français.

 

En étudiant l’histoire des deux derniers siècles, Philippe Ploncard d’Assac nous montre les erreurs à éviter, erreurs qui ont servis de leurre pour diviser et affaiblir les nationalistes français.

 

L’Etat républicain profitant de chaque erreur commise pour restreindre de plus en plus les libertés, il est nécessaire d’être bien formé politiquement afin de s’attaquer à la cause même des maux qui gangrènent notre société.

 

Cet ouvrage est conçu pour être aussi un outil de formation pour pouvoir entreprendre, avec quelque chance de succès, la restauration politique indispensable.

 

En tout état de cause, il ne faut jamais désespérer, car, « le propre des faux principes est de porter en eux leur autodestruction par les calamités et les malheurs qu’ils engendrent ».


Jean de Saint-Herbot


Disponible à la SPP

 

07/09/2012

François-Joseph

(Jean-Paul Bled, Editions Perrin)


images.jpegNé en 1830, François-Joseph devient empereur d’Autriche après la révolution de 1848 et l’abdication de son oncle Ferdinand Ier.

 

François-Joseph réussira le tour de force de rétablir en moins de trois ans la plénitude du pouvoir impérial, totalement affaibli et vidé de sa substance par la révolution.

 

La suite ne sera cependant pas aussi glorieuse, et François-Joseph devra, au fil des années, abandonner peu à peu tout ce qu’il avait réussi à rétablir dans les premières années de son règne.

 

Par ailleurs, la vie de l’empereur sera marquée par un certain nombre de morts violentes dans son entourage. Son frère Ferdinand-Maximilien, tout d’abord, qui devenu empereur du Mexique en 1863, finira exécuté en 1867.

 

Le 30 janvier 1889, c’est au tour de son fils Rodolphe, qui meurt dans des circonstances mystérieuses dans le pavillon de chasse de Mayerling.

 

Le 10 septembre 1898, l’impératrice Elisabeth (Sissi), quelque peu fantasque et instable, meurt assassinée à Genève par un italien, Luigi Lucheni.

 

La série macabre se termine en 1914 par l’assassinat à Sarajevo de François-Ferdinand, neveu de François-Joseph et héritier du trône d’Autriche, ce qui déclenchera la première guerre mondiale …

 

François-Joseph reste néanmoins le dernier grand monarque catholique européen, qui malgré tout ce qu’il dût abandonner, garda toujours le sens de son devoir, jusqu'à sa mort en 1916.

 

L’empire d’Autriche s’effondrera le 12 novembre 1918, jour de la proclamation de la république en Autriche.


Jean de Saint-Herbot


Disponible à la SA DPF

 

02/08/2012

Le procès du 11 septembre

(Victor Thorn, Editions Demilune)

76df260d61380a15a69da5407df96142.image.250x384.jpgLe Procès du 11-Septembre est le résultat de plus de trois ans d’enquêtes menées sans relâche de manière indépendante par de nombreux journalistes, chercheurs et organisations, pour savoir ce qui est survenu (et ce qui n’est jamais arrivé) à New York ce jour-là.

 

Le Procès du 11-Septembre détruit de façon systématique et formelle le mythe selon lequel les tours jumelles furent détruites du simple fait des impacts des avions-suicides et des incendies qui les ont suivis, occasionnant ainsi le meurtre de près de 3 000 personnes en ce jour fatidique.

 

Les découvertes présentées dans cet ouvrage révèlent une conclusion totalement différente et passablement plus effrayante sur ce qui s’est réellement passé à Ground Zero ; une vérité si intolérable qu’elle ne peut demeurer plus longtemps ignorée ou tue. Les mensonges du gouvernement s’effondrent à leur tour sur leurs propres fondations.

 

Lisa GULIANI

 

« Victor THORN prouve sans l’ombre d’un doute que la version officielle sur l’effondrement des tours est un mensonge. »
- David Ray GRIFFIN, (en postface de cet ouvrage).

 

Disponible à la SA DPF

29/07/2012

42 èmes Journées Chouannes

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02/06/2012

Considérations sur la nature de la Révolution française

(Jacques Mallet du Pan, Editions du Trident)

 

malletdupancouv1.jpgJacques Mallet du Pan, citoyen suisse et protestant, vint s’établir à Paris à la fin de l’Ancien Régime.

 

Partisan d’une monarchie constitutionnelle, l’auteur rejoindra les « monarchiens » à partir de 1789.

 

Réfugié à Berne, il publie en 1793 le présent ouvrage pour mettre en garde contre la Révolution française, qu’il considère comme un véritable retour vers la barbarie.

 

Après avoir étudié les origines de la Révolution, ainsi que ses caractéristiques, il va en exposer les buts, dont notamment la guerre à mort contre la propriété privée.

 

L’auteur fait ainsi une analyse poussée de la « guerre révolutionnaire », de ses forces et de ses faiblesses.

 

Un document très intéressant publié par un contemporain de cette funeste période.

 

« Lorsque des barbares venus du Nord renversèrent l’Empire Romain dans l’Occident, lorsque d’autres barbares vomis par l’Asie plantèrent l’Oriflamme de Mahomet sur les murs de Constantinople, le moment était arrivé où la terre devait appartenir au plus féroce.

 

Dans le tableau de cette mémorable subversion, on découvre l’image de celle dont l’Europe est menacée. Les Huns et les Hérules, les Vandales et les Goths, ne viendront ni du Nord ni de la Mer Noire, ils sont au milieu de nous. » (page53).


Disponible aux Editions du Trident