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10/06/2014

Ouvrages publiés par la Société de Philosophie Politique

 

ploncard d'assac,société de philosophie politique

 

Détails de commandes :

-Chèque à l’ordre de la "Société de Philosophie Politique" avec montant requis.

-Boîte postale "BP - 30030; 83952 La Garde cedex".

-Courriel : sppdassac@hotmail.fr

-Site officiel : www.nationalisme-francais.com

-Tous les prix affichés ci-dessous comprennent les "frais de port".

 

 

 Jacques Ploncard d’Assac

 Liste des ouvrages :

 

Titre d’ouvrage Prix
   
La crise du Communisme 17€
La Critique nationaliste 17€
Le Manifeste nationaliste 17€
Les dernières marches du Trône 27€
Salazar 22€
O segredo da Massoneria 22€
Apologia della Reazione 22€

 

Brochures (Toutes pour 15€ ou 3€ à l’unité) :

 

- 1789 ou l’Imposture.

- Du Ralliement.

- L’Avant-révolution.

- La conquête de la Nation.

- La grande contestation.

- La Révolution nationale.

- La France provisoire.

- Le jardin de François Mitterand.

- Les conséquences.

- Sommes-nous une arrière garde ?

- Vers la réaction.

 

 

Philippe Ploncard d’Assac

Liste des ouvrages :

 

Titre d’ouvrage Nombre de pages Prix
     
Le Nationalisme français 268 28€
La Maçonnerie 316 35€
Le Complot mondialiste 159 20€
Tradition ou Révolution ? 262 28€
Enquête sur la Nouvelle Droite 160 20 €
Histoire d’une trahison 193 25€
Évolution de la société ou complot contre la société 91 18€
La démocratie contre le peuple 59 14€
Sarkozy, ou la mort programmée de la France ? 69 16€

 

Collection Analyses et Critiques (10€ l’unité) :

 

- Le combat des idées.

- La Franc-Maçonnerie dans la Révolution dite française.

- Le double visage de la Maçonnerie et de ses "compagnons de route".

- Du 11 septembre au krach financier mondial.

15/04/2014

L'antisémitisme, maladie ou conséquence

 

Conférence de Philippe Ploncard d'Assac du 8 mars 2014 en ligne à l'adresse ci-dessous:

http://ploncard-dassac.over-blog.fr/

Sujets abordés :
Définitions et origines de l'antisémitisme, peuple de Sem, anathèmes de "nazi", discriminations et droit à la différence, différents courants juifs, petits et gros juifs, sionisme, peuple-messie, complot judéo-maçonnique, maladie judaïque, illuminisme des Skull and Bones, affaire Ukrainienne et Poutine, affaire Dieudonné, "nos" milieux philosémite, Jean Sévillia, Paul-Éric Blanrue, scientisme, Hervé Ryssen, vote Front national (direction actuelle, Megret, "épuration")...

 

Pour toute correspondance avec M. Ploncard d'Assac :
04 94 27 90 99
sppdassac@hotmail.fr

26/03/2014

Carnets de Guerre 1939-1948

(René Benjamin, Cahiers René Benjamin n°2, Editions Pardès)

 

 

index.jpegCe deuxième volume des Cahiers René Benjamin regroupe des extraits inédits des Carnets de Guerre de René Benjamin présentés par Xavier Soleil.

Cette publication nous permet de suivre le déroulement de la guerre, de l’occupation et de la « libération-épuration » à travers les notes d’un témoin lucide de cette époque : René Benjamin.

Ainsi, par exemple, dès 1941, René Benjamin, contrairement à certains Français à vue courte, ne se fait aucune illusion sur la perfide Albion qui transforme notre pays en champ de ruines par ses bombardements criminels : « Les abrutis de Bretagne. Plus il leur tombe de bombes sur la tête, plus ils sont anglophiles et gaullistes. Ils répètent d’ailleurs ce que les Anglais, cyniques, leur disent, après avoir tué les leurs : - Vous n’avez pas vu que c’était des avions allemands ? » (page 32).

René Benjamin n’était pas plus favorable à l’occupant allemand qu’au destructeur anglais. Simplement, à la suite du Maréchal Pétain, et à l’exemple de Charles Maurras, il se dévouait pour la Seule France : « Entre l’immense risque allemand (sérieux – organisation – empoisonnement sûr de la vie : pas de jeu, pas d’air, pas de laisser-aller – pas de bonheur et pas de petite place laissée à l’imprévu de la vie – à une décision subite de Dieu) et la froide cruauté anglaise , dans leur intérêt, je souhaite pour quelques années une France seule sur ses ruines – méditant, s’isolant, se retrouvant, se recueillant. » (page 71).

Devant les attentats et les meurtres perpétrés par les maquis gaullo-communistes, René Benjamin entrevoit avec inquiétude l’épuration qui se prépare contre les élites de la pensée française : « Le préfet raconte les meurtres effrayant, les drames terribles du maquis. Tout commence par l’immonde mitraillette. Il dit son effroi sur l’état de la France : - Elle est encore riche ! s’écrie Béatrice. Riche de ses élites ! S’il n’y avait pas cela ce serait à désespérer ! Je pense :- Mais en effet, pourquoi ne pas désespérer ? Et je dis simplement : - Les élites ne sont exactement rien devant les mitraillettes. » (pages 93-94).

Mais au mois de juin 44, la situation empire, et les règlements de comptes se généralisent peu à peu sur le territoire : « Cette hideuse « libération » de la France, elle a été dès le premier jour imaginée par les fuyards, les dissidents, ceux qui avaient peur des Allemands. Et les orgueilleux comme De Gaulle. C’est eux qui l’ont mise dans la tête des Anglais. Vous pensez si les Anglais ont sauté sur l’occasion de détruire ce pays. Mais les vrais criminels ce sont les dissidents » (page 104).

Dans les rangs des « libérateurs » on trouve de tout, on trouve même certains prêtres philo-communistes. Ainsi, par exemple, lors de la messe du dimanche 23 février 1947, René Benjamin va entendre le sermon d’un certain Père Riquet, que nous retrouverons quelques années plus tard, lors des tentatives de rapprochement de certains clercs « catholiques » avec la Franc-maçonnerie… Le portrait que René Benjamin nous laisse du Père Riquet est édifiant : « Nous allons entendre, avec le haut et puissant seigneur Geslin le Père Riquet, qui est moins père que moi ! Dangereux phénomène ! Que je plains le Cardinal de devoir s’en servir ! C’est Mauriac en beau : belle tête, belles mains, belles attitudes théâtrales. Mais c’est le même monstre à l’intérieur, qui attaque et caresse dans la même minute. Le pompier incendiaire. L’infirmier assassin. La confusion de tous les genres avec une tête ravie. On sort de là avec l’envie de l’écraser. Malgré une patte de velours passée sur l’échine de la bourgeoisie et … de la noblesse (mais en disant férocement : Noblesse oblige !), sa haine perce à chaque instant pour tout ce qui n’est pas déporté, prolétaire et communiste aigri – et il hait au moment où il dit : « Le fait du chrétien, c’est d’aimer ». » (pages 133-134).

Ces carnets regorgent de réflexions, de pensées émouvantes sur le dévouement du Maréchal Pétain ou sur l’état de la France, d’informations, de récits divers, ce qui en fait un document de premier plan sur la seconde guerre mondiale.

Nous ne pouvons tout citer, mais nous finirons simplement par cette opinion si vraie du Général Weygand, rapportée par René Benjamin, sur De Gaulle : « Ainsi c’est ce misérable qui m’a fait arrêter – ce misérable qui a sur la conscience les 2000 morts de Mers-el-Kébir (Weygand vient devant la Haute Cour de déposer au procès Baudouin) parce qu’il a menti aux Anglais, parce qu’il a donné de la suspicion au sujet de notre flotte. Misérable qui laisse les communistes, seconde imposture (c’est lui la première) occuper tout dès le premier jour. Misérable qui a permis lâchement la mort de tant d’hommes. Misérable qui ne s’est pas battu. Misérable sans âme, mais pourri d’ambition, qui dès le grade de capitaine, me disait : «  J’aurai mon nom dans l’Histoire de France ! » » (pages 138-139).

 

 Jean de Saint-Herbot

 

Disponible aux Editions Pardès, 44 rue Wilson, 77880 Grez-sur-Loing

 

19/02/2014

La guerre d’extermination de Staline

(Joachim Hoffmann, Editions Akribeia)

 

guerredextermination.jpg

Une idée communément admise dans l’histoire officielle de la seconde guerre mondiale consiste en la volonté d’agression hitlérienne envers l’URSS, malgré la signature du pacte germano-soviétique, volonté surprenant la bonne foi d’un Staline qui ne rêvait que de paix.

La réalité est différente. Si il est vrai que l’Allemagne déclencha la guerre contre l’URSS le 22 juin 1941, elle ne faisait que devancer l’offensive préparée par Staline qui devait débuter quelques semaines plus tard.

Dès le 5 mai 1941, Staline proclame devant les élites du parti communiste, la nécessité d’une guerre d’agression contre l’Allemagne pour pouvoir étendre la dictature du prolétariat en Europe.

Surpris cependant, malgré les préparatifs de l’Armée Rouge, par la rapidité de l’avancement des troupes allemandes, et par le peu de combativité des soldats de l’Armée Rouge, Staline va tenter de regonfler le patriotisme de ses soldats en employant son moyen d’action favori : la pratique de la terreur. Une terreur à l’encontre des soldats de l’Armée Rouge qui reculent, fuient ou sont fait prisonniers par les soldats allemands. Considérés dès lors comme traîtres et ennemis du peuple, ils sont exécutés sans délai et sans jugement. Cette terreur ne s’arrête pas là ! Les familles de ces soldats sont aussi considérées comme des ennemis du peuple, et traitées comme telles.

La terreur ne suffisant pas, le pouvoir soviétique va utiliser d’autres moyens en vue de faire exécrer le soldat allemand par les soldats de l’Armée Rouge : la propagande soviétique par la voix notamment du juif soviétique Ilya Ehrenbourg va présenter les soldats allemands comme des monstres inhumains et va faire appel aux plus bas instincts des soldats russes pour les torturer et les massacrer sans pitié.

C’est alors le début d’une guerre d’extermination menée par le pouvoir soviétique contre l’Allemagne et ses alliées qui s’achèvera en 1945 par la destruction de la moitié de l’Europe conquise par les hordes communistes.

Ilya Ehrenbourg qui écrivit le 16 mars 1944 à propos des soldats allemands : « si je n’avais pas en moi assez de haine, je me mépriserais. Mais vis-à-vis d’eux, j’en ai en moi suffisamment pour toute ma vie » (page 231) fut l’un des principaux propagandistes soviétiques qui poussa les soldats de l’Armée rouge à traiter les allemands (civils aussi bien que soldats) comme des bêtes féroces et à les exterminer sans pitié.

Ce livre très bien documenté est à lire sans tarder,  afin de réaliser ce que fut l’un des plus tragiques épisodes de la seconde guerre mondiale, et de refuser les mensonges des historiens philo-communistes de l’après guerre.

 Jean de Saint-Herbot

 

Disponible aux Editions Akribeia

08/01/2014

Les Brigades Internationales de Franco

 

(Sylvain Roussillon, Editions Via Romana)

 

 

 

franco, brigadesQuand on parle de la Guerre d’Espagne, on évoque régulièrement le rôle des brigades internationales accourues au secours de la république marxiste espagnole.

 

Le camp nationaliste eut lui aussi ses « brigades internationales », composées de volontaires allemands, italiens, marocains, africains, juifs, irlandais, anglais, portugais, français, …

 

Il y aura même un volontaire chinois combattant dans les rangs de la Légion Condor.

 

Sylvain Roussillon nous livre ici la première étude d’ampleur sur ces volontaires oubliés, sur leurs faits d’armes, leur importance respective, leur itinéraire ultérieur, et leurs rapports parfois tendus avec l’armée franquiste.

 

Disponible aux Editions Via Romana

 

 

 

15/11/2013

L’épopée des Zouaves pontificaux

 

(Méhier de Mathuisieulx, Editions Sainte-Philomène, 25 €)

 

7j67z-4Zouaves.jpgEn 1860, Mgr de Mérode camérier de Pie IX fait appel au général de La Moricière pour réorganiser l’armée pontificale, et défendre l’Etat pontifical contre les révolutionnaires italiens et les troupes de Victor-Emmanuel roi du Piémont. Les soldats pontificaux sont écrasés à Castelfidardo le 18 septembre 1860 par les troupes piémontaises.

Devant ce désastre les volontaires accourent de tous cotés pour défendre la Papauté, et le premier janvier 1861, le bataillon des Zouaves pontificaux est créé. Les principaux volontaires sont français, belges ou hollandais. Ce bataillon se battra avec courage jusqu’a la disparition des états pontificaux en 1870.

Cette épopée passionnante nous montre à l’œuvre de véritables croisés qui combattront et mourront sans hésiter pour Dieu et la papauté.

Le ton agréable et la chaleur qui se dégagent de ce récit lui donnent un caractère vivant qui  nous donne l’impression de voir se dérouler les combats devant nos yeux.

La présente réédition de cet ouvrage paru initialement en 1913 est augmentée de notes, de photographies et de cartes qui viennent compléter le livre original par des découvertes historiques plus récentes.

Un ouvrage de référence qui devrait figurer dans toute bibliothèque contre-révolutionnaire.


Jean de Saint-Herbot


Disponible aux Editions Sainte Philomène

08/11/2013

René Benjamin

 

(Xavier Soleil, Editions Pardès, 12 €)

 

rene-benjamin-qui-suis-je.jpgLes étudiants en Droit qui découvrent le célèbre arrêt Benjamin du Conseil d’Etat du 19 mai 1933 illustrant la disproportion entre une possible atteinte à l’ordre public, du fait des remous occasionnés par la tenue d’une conférence de René Benjamin, et la mesure prise par le maire, à savoir, l’interdiction pure et simple de la conférence, ne savent pas, dans leur grande majorité, qui est ce René Benjamin, dont les conférences étaient susceptibles de créer des troubles à l’ordre public.

 

René Benjamin naît à Paris le 20 mars 1885, et meurt à Tours le 4 octobre 1948. Cet écrivain catholique et Français sera même qualifié de « représentant officiel du Syllabus » (page 19). Il fit de nombreuses conférences sur la littérature, l’histoire, … « Son art », écrit Xavier Soleil, « était dérivé de son amour pour le théâtre et, en réalité, il jouait, mimait, récitait ce qu’il était venu évoquer devant des auditeurs, qu’ainsi il attirait à lui, ou plutôt à ce qui était l’objet, momentané, de sa passion » (page 33).

« Mon avis est que Benjamin préparait soigneusement ses conférences, s’en imbibait en quelque sorte, que la forme pouvait varier selon les auditoires, mais qu’il possédait si parfaitement son sujet que les mots, pour exprimer sa pensée, arrivaient aisément » (page 35).

 

En tant qu’écrivain, la diversité de ses œuvres est représentative de son état d’esprit : « si j’ai le temps de méditer, et que rien ne presse, je peux écrire un récit romanesque. Mais les jours où j’ai hâte de ne rien dire que l’essentiel, l’art dramatique s’impose. Ai-je à me battre ? j’écris un pamphlet. Est-ce que j’admire un homme ? c’est un portrait que je tente. Enfin, tout en peignant, si je veux raisonner ce que je peins, je fait un essai » (page 39).

 

Critique féroce du régime républicain, et de la médiocrité intellectuelle qui en est issue, il n’hésite pas à s’en prendre aux responsables politiques : « Herriot, mon bon, vous êtes fichu ! Vous êtes fichus ! Vous vous êtes tous servis des instituteurs. Vous les avez créés, placés, adulés, mis en route. Ils ont été les premiers serviteurs du régime. Il faut hautement leur rendre justice : depuis quarante ans, sous votre direction, c’est eux qui nous ont fait par milliers des citoyens stupides comme une urne à voter, libérés scientifiquement de tout ce qui fait l’honneur de l’âme humaine, enfin des clients, des esclaves, des éléments élémentaires du suffrage universel. » (page 41).

 

René Benjamin a aussi écrit d’émouvants portraits de grands hommes de l’époque (Maurice Barrès, Charles Maurras, Le Maréchal Pétain, …). « Pourquoi ai-je donc une plume », disait-il,  « si ce n’est pas d’abord pour peindre ce qui est grand » (page 50).

 

Comme nous l’avons vu lors de notre précédent numéro, René Benjamin était passionné de Balzac. Pour Xavier Soleil, « il y a plus d’analogies qu’on ne croit entre la Comédie humaine et l’œuvre de René Benjamin. Mêmes dons d’observation, même appel à l’intuition chez l’un et chez l’autre. Passionnément curieux, tous les deux, de leur époque, et attachés à la décrire et à l’expliquer- je dirais même à la sauver » (page 60). Par ailleurs, René Benjamin souscrivait pleinement aux principes proclamés dans l’avant- propos de la Comédie humaine : « Le christianisme a créé les peuples modernes, il les conservera. De là sans doute la nécessité du principe monarchique. Le catholicisme et la royauté sont deux principes jumeaux … J’écris à la lueur de deux Vérités éternelles : la Religion, la Monarchie, deux nécessités que les événements contemporains proclament, et vers lesquels tout écrivain de bon sens doit essayer de ramener notre pays » (page 60). Cet esprit transparaît d’ailleurs dans ce qu’il écrit après la défaite de 1940 : « il faut que la France ressuscite et soit personnelle. Elle n’a qu’une manière de l’être entre la juiverie anglo-saxonne, cette fausse liberté sans mœurs, et la tyrannie hitlérienne. C’est sa tradition chrétienne et monarchique. Et il est probable que c’est son avenir » (page 79).

 

Proche de l’Action Française, il n’hésite pas à prendre sa défense, lors de l’épisode douloureux de sa condamnation : « il y a ceux qui par leurs fonctions ou leurs talents ont à diriger ou à conseiller une société. Ceux-là n’ont pas le droit d’être aveugles et d’obéir aveuglement. Le Pape ne se charge pas de tout en ce bas monde. Il reste à donner, en dehors de lui, quelques ordres ici et là. Cette autorité, si minime qu’elle soit, est incompatible avec l’aveuglement et la surdité volontaires, surtout vis-à-vis d’une autre autorité, qui si sacrée qu’elle soit, ne répond jamais, quand on lui demande une explication ou un secours » page 70).

 

Pendant la guerre, il soutient le Maréchal Pétain, auquel il consacrera trois livres. La destruction des villes françaises lors des bombardements aveugles perpétrés pas les « alliés » l’horrifie, et il est lucide sur les débuts de la « libération » : « ce que François a vu à Tours, c’est le vrai commencement de la Révolution. Il paraît que les prisons ont été ouvertes, et il a vu, de ses yeux vu, distribuer des armes : fusil, casque et brassard – au lycée – à tous ceux qui en voulaient. C’est de la folie pure. Demain, ce sera le grand pillage à main armée » (page 87). La tragédie de l’épuration ne fera que confirmer cela. René Benjamin sera, comme tant d’autres, arrêté et interné, puis finalement, libéré.

 

Toute sa vie, René Benjamin combattra la médiocrité et le néant intellectuel de ses contemporains : « Quand on voit les gens du monde, et leur néant, comme on comprend les révolutions et leur incapacité à y résister » (page 71). « Le signe sous le quel ce siècle à commencé est, hélas, celui de la bassesse. Un orage tragique éclata ; à la lueur des éclairs, nous vîmes des héros ; puis la masse est retombée un peu plus bas qu’elle n’était » (page 54).

 

Ce livre de Xavier Soleil est un régal qui nous incite à redécouvrir René Benjamin en lisant ses œuvres. La France de la Cinquième République n’étant pas meilleure que celle de la Troisième, il n’en est que plus utile de se replonger dans la lecture d’un auteur qui ne vivait que pour le Beau et le Vrai.

 

La seule réserve que nous émettons sur ce livre tient aux élucubrations astrologiques ajoutées en annexe, mais apparemment, il s’agit d’une constante dans cette collection Qui suis-je ? , et elle n’enlève rien à la valeur de l’ouvrage de Xavier Soleil.

 

 

 

 

Jean de Saint-Herbot



Disponible aux Editions Pardès, 44 rue Wilson, 77880 Grez-sur-Loing

05/11/2013

Armand de La Rouërie

 

(Alain Sanders/Jean Raspail, Atelier Fol’fer éditions, 23 € franco)

 

LaRouerie_article.jpgAprès une jeunesse dissolue, Armand de La Rouërie (1751-1793) gentilhomme breton rêvant de gloire et d’honneur s’embarque au début de l’année 1777 sur le navire américain Morris, pour rejoindre les rangs des Insurgents qui combattaient pour l’indépendance de l’Amérique.

 

La Rouërie espère ainsi pouvoir relancer sa carrière militaire qui avait été brisée suite à son duel contre le comte de Bourbon-Busset, les duels étant interdits sous l’Ancien Régime.

 

Présenté au Congrès américain le 10 mai, il ressort avec le grade de Colonel, et rejoint le général Washington qui l’autorise à lever un corps de partisans. Vont alors s’enchaîner de nombreuses batailles et campagnes, dans lesquelles le « Colonel Armand » va prouver sa valeur et son courage, ce qui lui permettra d’être promu général en 1783. La guerre d’indépendance terminée, il rentre en France pour se rendre compte que La Fayette, appuyé par la maçonnerie, s’est approprié toute la gloire militaire de la guerre d’indépendance. « La guerre terminée, les francs-maçons de France et d’Amérique se sont mis d’accord pour faire de La Fayette le grand héros maçonnique des deux continents. » (page 73).

 

La Rouërie va alors s’attacher à défendre les libertés bretonnes. Cependant, les débuts de la Révolution française vont faire de lui l’un des défenseurs acharnés de la Monarchie.  Il va ainsi être le moteur de l’Association bretonne, qui marquera les débuts de la lutte contre-révolutionnaire, et sera à l’origine de la Chouannerie. Malade, il mourra en janvier 1793 en apprenant la mort du Roi.

La figure de La Rouërie est intéressante, car elle montre comment un jeune militaire de la fin du XVIII ème siècle, que rien ne disposait à cela, va tout sacrifier pour la défense de la Monarchie chrétienne, et devenir ainsi l’un des premiers héros de la Contre-révolution.

 

Cet ouvrage sympathique rend hommage à ce héros oublié de la guerre d’indépendance américaine, qui mourra par fidélité envers l’ancienne France, et servira de modèle à de nombreux contre-révolutionnaires ultérieurs.

 

Les contre-révolutionnaires actuels doivent se pencher sur l’histoire de leurs prédécesseurs, qui ont défendu l’honneur français contre la révolution apatride de 1789, car pour bien préparer l’avenir, il est nécessaire d’étudier le passé.


Jean de Saint-Herbot


Disponible aux Editions Atelier Fol'fer

04/11/2013

Jean Bastien-Thiry, De Gaulle et le tyrannicide

 

(Abbé Olivier Rioult, Editions des Cimes, 8 €)

 

bastion-Thiry, dernière batailleJean Bastien-Thiry « faisait partie de ces hommes conscients qu’une action politique n’est légitime que si elle est morale » (page 7). Il fut pourtant fusillé le 11 mars 1963 pour tentative d’assassinat du général De Gaulle,  président de la République.

 

Catholique fervent, Jean Bastien-Thiry devait avoir de bonne raisons pour agir ainsi. Car, comme le dit Saint Thomas d’Aquin dans la Somme théologique, « Le péché de sédition appartient d’abord et à titre de principe à ceux qui excitent la sédition ; Ceux-là pèchent très gravement. Secondairement à ceux qui les suivent, et qui troublent le bien commun. »[1] Cependant, Saint-Thomas reconnaît une juste révolte face à un régime tyrannique : « Le régime tyrannique n’est pas juste parce qu’il n’est pas ordonné au bien commun, mais au bien privé de celui qui détient le pouvoir, comme le montre le philosophe (Aristote). C’est pourquoi le renversement de ce régime n’est pas une sédition. (…) C’est davantage le tyran qui est séditieux, lui qui nourrit dans le peuple les discordes et les  séditions, afin de pouvoir le dominer plus sûrement. »[2]

 

Par conséquent, pour que l’action du colonel Jean Bastien–Thiry soit légitime, il faut que le régime du général De Gaulle ait les caractéristiques d’une Tyrannie.

 

Dans sa déclaration du 2 février 1963, Bastien-Thiry dira que : « les sentiments auquel le dictateur De Gaulle a fait appel chez les Français de 1960, sont, nous l’avons vu, la propension trop marquée au matérialisme, à l’égoïsme individuel et collectif, à l’incivisme et à l’irresponsabilité politique. (…) Il s’agit de l’exploitation cynique de certaines tendances naturelles à l’homme, car les dictateurs drainent à leur profit une part de ce qu’il y a de mauvais et de bas dans l’âme humaine ; ce qui leur permet de réaliser assez facilement l’asservissement mental d’une partie de la nation » (page 13).

 

D’ailleurs, comme le remarque si bien l’Abbé Rioult, « en 1939/45, comme en 1958/62, les mêmes causes ont eu les mêmes effets, les mêmes vices ont abouti aux mêmes ruines » (page 43). De Gaulle « réalisa l’impensable, l’inimaginable. Il fut le grand accoucheur du nouveau patriotisme révolutionnaire, c'est-à-dire du patriotisme détaché de la France » (page 24).

 

Contre la véritable dictature de ce monstre, «  nous n’avons », nous déclare le colonel Bastien-Thiry, « transgressé ni les lois morales, ni les lois constitutionnelles, en agissant contre un homme qui s’est placé lui-même hors de toutes les lois : hors des lois morales, hors des lois constitutionnelles, hors des lois humaines. » (page 17) « Nous avons exercé le droit de légitime défense contre un homme, au nom de ses victimes, au nom de nos concitoyens et au nom de nos enfants. Cet homme est ruisselant de sang français et il représente la honte actuelle de la France. Il n’est pas bon, il n’est pas moral, il n’est pas légal que cet homme reste longtemps à la tête de la France. La morale, le droit et la raison humaine s’unissent pour le condamner. La vérité que nous avons dite, et que bien d’autres que nous ont dite avant nous, restera attachée au nom de cet homme où qu’il aille et quoi qu’il fasse. Un jour, cet homme rendra compte de ses crimes : devant Dieu, sinon devant les hommes » (page 30).

 

La démonstration de l’Abbé Rioult est magistrale et met parfaitement en vue la nocivité du général à titre provisoire qui par deux fois tint entre ses mains les destinées de la France. Cet ouvrage à aussi le mérite de réhabiliter la grande figure de héros catholique du colonel Bastien-Thiry qui n’hésita pas à tout sacrifier pour restaurer la France abaissée. A lire d’urgence pour finir de déboulonner la statue maintes fois fissurée de « l’homme du 18 juin ».

 
 
Jean de Saint-Herbot
 
 

[1] Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, II – II, q.42, a.2

[2] Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, II – II, q.42, réponse à la troisième objection


Disponible aux Editions des Cimes

12/10/2013

Au service secret du Tsar

 

(Général Pavel Zavarzine, Editions du Trident)

 

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Le Général Pavel Zavarzine qui fut l’un des chefs de l’Okhrana jusqu'à la révolution de 1917 nous donne ici un aperçu très instructif de l’organisation du système de sécurité de l’Okhrana.

Nous découvrons ainsi les modes de fonctionnement de cette police politique tsariste : l’organisation des agences, les différents types de collaborateurs employés, le type de locaux utilisés, les méthodes de travail, les perquisitions , …

Le Général nous livre ensuite ses souvenirs en tant que membre de l’Okhrana entre 1898 et 1917.

Nous assistons notamment au démantèlement de plusieurs réseaux révolutionnaires, aux actions d’infiltration des mouvements révolutionnaires, à la lutte contre l’espionnage des pays étrangers, et contre les menées anti-russes de certains partis polonais.

Un des aspects intéressants de cet ouvrage est de voir comment le pouvoir politique donnait suite aux arrestations effectuées et ce qu’il advenait des réseaux détruits.

Par ailleurs, suite aux différentes tentatives ratées de révolutions ou de manifestations musclées des révolutionnaires, il est à noter que le peuple, justement indigné par les menées subversives anti-tsaristes, défilait en hommage au Tsar, et parfois, dans un élan de colère, s’en prenait aux biens matériels des membres de la secte la mieux représentée dans les partis révolutionnaires, justifiant en quelque sorte l’adage « qui sème le vent, récolte la tempête » …

Un document très révélateur sur les dernières années de la Russie Impériale.


Jean de Saint-Herbot


Disponible aux Editions du Trident