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22/08/2014

La mort d’Himmler, suicide ou assassinat ?


(Joseph Bellinger, Editions Akribeia)

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« Quand je m’éveille parfois au cours de la nuit, en songeant aux dégâts énormes que causent mes avions parmi la population civile, je suis obligé de me rappeler comment les Allemands ont traité les populations françaises ; il me semble alors moins pénible d’asséner ces coups mortels à des êtres innocents, dans le Reich » (Général Spaatz, chef des forces aériennes stratégiques alliées, cité page 206).


Cette réflexion du Général Spaatz, qui, soit dit en passant, ne semble pas faire beaucoup de cas des bombardements sauvages de l’aviation anglo-américaine sur les villes françaises, bombardements qui seront plus dévastateurs que l’attaque allemande de 1940, nous permet de remarquer le caractère impitoyable de la guerre menée par les anglo-américains, et explique en partie les faits rapportés dans ce livre.


A partir de l’année 1943, voyant l’enlisement d’une guerre de plus en plus meurtrière, et voulant se consacrer pleinement à la croisade anti-bolchévique, Heinrich Himmler, Reichführer SS et ministre de l’intérieur du Reich va initier des contacts avec les anglo-américains, afin de conclure la paix à l’Ouest. Ses tentatives de négociations vont s’accélérer les années suivantes, parallèlement à la dégradation de la situation pour l’Allemagne.


En mai 1945, Heinrich Himmler qui espère toujours conclure un accord de paix avec les anglo-américains en mettant notamment à leur disposition les troupes aguerries de la Waffen SS afin de défendre conjointement l’Europe contre la barbarie soviétique, va tomber prisonnier des soldats britanniques.


Il va se présenter sous sa véritable identité au chef du camp de prisonnier, en demandant à rencontrer le général Montgommery. Après son transfert dans une maison, Himmler, qui a été scrupuleusement fouillé à plusieurs reprises va brutalement mourir, officiellement suicidé avec une capsule de cyanure qu’il cachait depuis sa capture dans sa bouche.


En analysant d’une part l’action d’Himmler qui cherchait réellement à prendre contact avec le commandement anglais pour négocier la paix, et qui se fait volontairement reconnaître quand il est prisonnier des anglais, et d’autre part les circonstances confuses et irréalisables de ce « suicide » l’auteur démontre qu’Himmler a été assassiné afin de l’empêcher de révéler des vérités gênantes qui risquaient notamment de remettre en cause la légitimité des bombardements meurtriers anglo-américains sur des populations désarmées …


Jean de Saint-Herbot

 

Disponible aux Editions Akribeia

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