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08/05/2013

La désinformation autour de La Varende

 

(Gérard Guillotel, Atelier Fol’fer)

 

LaVarende_114.jpg« En réalité, à la mort de Chambord, un seul être avait le droit de porter le blason de France : l’arrière-petit-fils de Louis XIV, le roi d’Espagne … le prétendant … est affublé, masqué, rappelle les exactions sans pareilles de son grand-père, roi des Français par la grâce de Ledru-Rollin. » (M. Le Duc, pages 352 et 353)

Gérard Guillotel nous livre ici une version augmentée et améliorée de son étude parue dans les Cahiers de Chiré n°18 et 20 « La Varende, héraut de la légitimité ».

L’occasion pour nous de redécouvrir ce grand écrivain normand, qui tout en étant proche de l’Action française, n’avait aucune sympathie pour les descendants du citoyen Egalité.

Cette fidélité légitimiste lui vient de sa famille, et notamment de sa grand-mère maternelle, qui «  malgré ses égoïsmes, (elle) restait curieusement monarchiste et légitimiste (…). Je lui ai vu faire une scène atroce à son mari parce qu’il avait voulu envoyer de l’argent pour un cadeau à une princesse d’Orléans qu’on mariait …

« Pour elle, les Orléans étaient de la chienlit » (page 89).

La Varende dans ses romans évoque régulièrement la question de la légitimité. Ainsi, par exemple, dans la nouvelle Le Manifeste (1937), Madame de Galart se montre fort critique envers « le grand-père usurpateur, l’arrière-grand-père régicide » (page 66), et leurs prétentions : « et l’on faisait de la légitimité avec cette salade-là … » (page 66).

Dans La Dernière Fête, on entend le Marquis de La Bare défendre la légitimité des Bourbons-Anjou « Et vous savez, il n’y a jamais eu de fusion entre Monseigneur et les Orléans. L’entrevue du 5 avril 1875 ne fut pas du tout une acceptation générale. A peine une absolution.

« … Il n’y a pas eu de fusion ; c’est-à-dire, en somme, de transmission, de presque abdication en faveur des Orléans. D’ailleurs sont-ils encore aussi sûrs ? Le comte de Paris a décidé de s’appeler Philippe VII au lieu de Louis-Philippe II, pour épargner les légitimistes, mais aussi afin de ne pas renier grand-papa. Les Orléans ne sont pas les héritiers de Monseigneur dans la couronne : la couronne devrait aller au plus proche agnat, au Bourbon d’Espagne. La renonciation du duc d’Anjou ne portait que sur la renonciation aux deux couronnes.

«  … En France existe une loi aussi indiscutable que la loi salique : le Roi ne peut disposer de la couronne. Donc le duc d’Anjou n’avait pas le droit de renoncer au trône de France ; donc l’approbation ou la désapprobation du comte de Chambord n’ont aucune valeur. Par Philippe V, le prétendant serait donc le deuxième fils de Don Carlos. Ce serait Charles-Alphonse. » (pages 79-80).

La lecture des œuvres de La Varende ne peut donc que nous conforter dans notre rejet absolu de la descendance du régicide.

 

« Le sang reste la grande loi française. Nous touchions plus à l’aînesse par notre père Louis XIV que le Régent par son père, frère du grand Roi … Vous admettez sans peine la validité de la Renonciation du duc d’Anjou à la couronne de France et vous ne reconnaissez pas celle de Philippe Egalité ! Vous ne voyez pas que les d’Orléans ont jusqu’aux moelles le goût d’intervenir et de tripatouiller. » (M. Le Duc, page 354)


Jean de Saint-Herbot


Disponible  à l'Atelier Fol'fer

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