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15/06/2010

La France et l’origine de la tragédie palestinienne

(Philippe PREVOST, Editions de Paris)
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La France et l’origine de la tragédie palestinienne de PREVOST Philippe

Pourquoi le peuple palestinien est-il « le seul au monde qui, avec la complicité des grandes puissances, n’ait aucun droit ni aucun avenir ? » C’est à cette question que tente de répondre (avec succès) Philippe Prévost à travers un ouvrage très documenté. Il faut dire que l’aventure sioniste ne s’est pas préparée en un jour et que toutes les occasions ont été exploitées par ses tenants pour aboutir à l’élaboration de leur rêve si malfaisant.
Pourtant, pendant la Première Guerre mondiale, la France et l’Angleterre, à la suite de longues discussions, donnèrent naissance aux accords Sykes-Picot qui, nolentes volentes, procuraient une relative égalité entre les différents peuples vivant en Palestine. L’internationale sioniste n’allait pas tarder à détruire ces dispositions en profitant en particulier des difficultés financières de l’Angleterre résultant de son engagement au sein du conflit mondial. Si la Perfide Albion voulait obtenir de nouveaux prêts de la part des banques juives américaines — son besoin d’argent frais était impérieux —, elle devait soutenir de toutes ses forces l’entreprise sioniste et protéger le foyer juif. Ce qu’elle fit avec grand zèle, d’autant plus qu’à la chute du tsar, les juifs du monde entier cessèrent de soutenir l’Allemagne. Dès lors, le colonialisme sioniste se mit en branle au détriment bien entendu des autochtones totalement méprisés.
En 1920, il y avait en Palestine 60.000 juifs pour environ 600.000 non-juifs. Mais tous les hommes n’ont pas la même valeur... Cet extrait d’un article de la revue Le Peuple juif du 8 août 1919 reproduit par Philippe Prévost est parfaitement révélateur : « Il est certain qu’en Palestine les peuples ne sauraient être ni conseillés ni appelés à disposer d’eux-mêmes (...) Quand on considère la Palestine et son futur développement, on doit toujours choisir, le problème est infiniment simple, entre l’incurie de 600.000 Arabes et la patience mystico-nationale (sic) des 100.000 juifs établis dans le pays. »


F.-X. R.

(Rivarol, n° 2825, 21 septembre 2007)

 

Pour vous Procurer cet ouvrage: Editions de Paris

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