25.01.2012

La Loge maçonnique


(Albert Vigneau, Editions du Trident)

 

vigneau.jpgDans cet ouvrage, un ancien Franc-maçon, fondateur de la Loge Eleusis (Grande Loge de France) nous raconte son expérience de la Franc-maçonnerie.
Il nous explique ce qui l’avait poussé à y entrer, ce qui l’y attirait et ce qu’il y a trouvé.
Nous découvrons quelles étaient ses pensées, sa moralité, et ce qui l’a amené peu à peu a remettre en cause le bien fondé de cette société secrète.
Au fil des années, son ardeur maçonnique va ainsi se refroidir, et Albert Vigneau va se sentir de plus en plus mal à l’aise dans cette ténébreuse association.
Il va finalement la quitter au lendemain du 6 février 1934, et va rédiger ce livre pour dévoiler ce qu’il a vécu et mettre en garde contre la nocivité de la Franc-maçonnerie.

« Mon Frère Vigneau, déclara le Grand-Maître, vous ne connaissez pas les grands secrets de la Franc-maçonnerie : n’oubliez pas que, c’est un 33e membre du Suprême Conseil qui vous parle ; a-t-il besoin de vous apprendre que les buts secrets de la Franc-maçonnerie sont la déchristianisation de la France.
Le Grand-Maître rappela que la Franc-maçonnerie avait trois buts principaux :
1° Venger la mort des Templiers ; mission de laquelle sont chargés les Chevaliers Kadosch, 30e grade, qui doivent exercer cette vengeance sur l’Eglise catholique.
2° Abattre les frontières pour établir la République universelle, mission de laquelle sont chargés les Sublimes Princes du Royal Secret, 32e.
3° Supprimer la famille traditionnelle pour émanciper les enfants et l’épouse selon la bonne morale laïque, buts vers lesquels tendent les Souverains Grands Inspecteurs Généraux, 33e. »


Jean de Saint-Herbot

 

Disponible aux Editions du Trident

23.01.2012

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La Rédaction
 
 

La démocratie contre le Peuple


(Philippe Ploncard d’Assac, Editions SPP)

images.jpgA travers cet ouvrage, Philippe Ploncard d’Assac s’en prend au mythe toujours bien vivant de la « démocratie ».
Ce mythe, théorisé notamment par Rousseau, né officiellement par la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, et « baptisé » dans le sang des martyrs de la Révolution dite française, a la vie dure et régit toujours notre société décadente moderne.
Mais quelle est la réalité se cachant derrière cette façade quelque peu prometteuse du peuple souverain dirigeant par lui-même ou par le biais de ses « représentants » ?
Ce gouvernement du peuple par le peuple commence fort, en supprimant les corporations de métiers, par la loi Le Chapelier du 14 juin 1791 et les décrets d’Allarde des 2 et 17 mars 1791.
Ainsi, l’individu « souverain » se trouve seul face à un Etat tout puissant, sans corps intermédiaires pour défendre ses intérêts.
De plus, l’exemple de la Révolution dite française est flagrant : cette révolution proclamée au nom du peuple, se fera contre ses intérêts les plus sacrés.
Par la suite, deux siècles de « liberté » ne viennent que confirmer le mensonge monstrueux du mythe démocratique.
Une synthèse fort bien construite pour résister efficacement contre ce mythe destructeur.



Jean de Saint-Herbot

 

Disponible aux Editions SPP

29.12.2011

Fachoda et la Mission Marchand (1896-1899)

 

(Pierre Pelissier, Editions Perrin)

 

Fachoda.jpgA la fin du XIX ème siècle, la France et l’Angleterre se disputent certains territoires africains, dont les frontières sont encore assez mal définies.

 

Ne pouvant envoyer directement une armée à la conquête de ces territoires, la France va encourager plusieurs « Missions » composées d’officiers français épaulés par un petit nombre de soldats « coloniaux ».

 

Ces Missions ont l’avantage d’être plus discrètes, rapides et aptes à de longs périples à travers des contrées inexplorées, et pour certaines, quasi impénétrables.

 

Ainsi, en 1896, la Mission Marchand est équipée afin de relier le Congo à une localité des bords du Nil : Fachoda.

 

Après deux ans d’aventures palpitantes, la Mission arrive enfin à Fachoda, avant les Anglais, et investi les lieux le 10 juillet 1898.

 

Les Anglais arrivent un mois plus tard avec de nombreuses troupes, tentant de forcer les Français à évacuer les lieux.

 

Les hommes de Marchand étant décidés à résister, il reviendra au gouvernement républicain le déshonneur d’avoir ordonné l’évacuation sans combat de Fachoda, pour satisfaire la perfide Albion.

 

Marchand et ses hommes, dégoutés devront s’exécuter et abandonner les lieux qu’ils avaient si durement gagnés à leur pays.

 

Pierre Pelissier nous livre ici le récit haut en couleur de l’un des derniers moments héroïques de la conquête coloniale.

Jean de Saint-Herbot

 

11:23 Publié dans Histoire | Lien permanent | Envoyer cette note

07.12.2011

JACQUES D’ARNOUX

 


jacques d'arnoux,chiré,lecture et traditionJacques d’Arnoux n’est plus... Après une longue vie de souffrance, il vient de s’éteindre à l’âge de 85 ans, rappelé par Celui vers lequel il n’a cessé de se tourner tout au long de son calvaire.
Bien que nous ne connaissions pas son enfance et son adolescence, dont il n’a jamais parlé, nous pouvons supposer qu’il fut un jeune homme turbulent au caractère affirmé. N’a-t-il pas en effet quitté les bancs de son collège au moment de la Première Guerre Mondiale pour aller combattre l’ennemi qui envahissait sa Patrie? C’est ainsi qu’en 1917,
à l’âge de 20 ans, lors d’une reconnaissance aérienne, son avion fut abattu et s’écrasa dans le réseau allemand où il fut laissé pour mort et où, sous une incessante pluie de feu et d’acier, il attendit du secours 26 heures durant, avant d’être ramené derrière les lignes françaises, dans un état désespéré, puisque très grièvement blessé (vertèbres brisées, lésion de la moelle épinière qui entraîna une paralysie des membres inférieurs)
A compter de cette heure, le jeune homme, plein de vie et d’entrain qu’il était (n’oublions pas qu’il avait 20 ans!) doit se résoudre à passer le reste de ses jours pratiquement allongé et constamment alité. Ce furent d’abord 60 mois d’hôpitaux militaires dont il ne sortit qu’en 1922, puis presque soixante ans d’un calvaire physique épouvantable et insupportable pour tout commun des mortels. Mais Jacques d’Arnoux était un homme d’une trempe exceptionnelle. Il a ainsi pu faire cette confidence que la plus grande grâce qu’il reçut après celle de son baptême fut peut-être cette chute d’avion qui lui a permis d’utiliser le reste de sa vie pour la concentrer sur ce qui lui semblait le plus important, pour la consacrer au combat incessant
à mener contre les ennemis de son Dieu et de son Sauveur. Aux caractères de cette force, faut-il donc l’infortune pour leur révéler, comme des abîmes, leur puissance de résistance ?
Car il n’a cessé d’être un combattant. Ne pouvant plus lutter physiquement comme il l’avait d’abord choisi, il le fit par la plume et la pensée en donnant une extraordinaire leçon de courage et de ténacité, en persistant là où quiconque, à sa place, aurait probablement abandonné. Il fut de cette race d’hommes qui forcent l’admiration, mais qui également nous font un peu peur car «
on ne se sent pas de plain-pied avec les héros et les saints. Ils réclament un effort fatigant. Ils nous font vergogne de notre faiblesse, de notre pusillanimité, de notre inertie, de toute notre chair sensuelle ou tremblante, et ce n’est pas agréable » (Henry Bordeaux).
Dès lors, Jacques d’Arnoux engage un combat contre la mort. N’ayant pas connu la victoire sur le terrain, il lui faut sa victoire quotidienne. Peu à peu, il va gagner cette victoire contre la mort qu’il prend au collet pour la secouer chaque jour d’une poigne redoutable, car il veut
agir, il a besoin de parler, il a quelque chose à dire. Ces choses, il va les dire dans des ouvrages qui débordent d’une « énergie surhumaine avec l’amour qu’il porte aux autres et l’amour qu’il porte à Dieu; je ne sais quelle étrange joie l’habite et qui fait partie de sa nature, de  son être, de sa substance » (Michel de Saint-Pierre).
Les ouvrages qu’il va publier sont le fruit d’une réflexion intense, d’une spiritualité parvenue à des sommets que peu d’êtres humains ont atteints. Mais lui-même ne s’en attribuait aucun mérite personnel ; il a toujours pensé qu’il fut privilégié par la Providence qui, par l’entremise de ses infirmités, l’a détourné des chemins faciles, l’a séparé du monde comme de toute politique et lui a permis de mieux se défendre contre l’hypnose d’universel conformisme et d’avoir été préservé de cette folie du XX” siècle où trop de « bien pensants » s’acharnent à vouloir raccommoder les incompatibles et concilier les inconciliables ; d’avoir été gardé «
de cette troublante époque où trop de bergers prudemment détournés de la ligne de faîte, cette ligne de force de la justice, poussaient leurs troupeaux dans les lacets dérobés du moindre mal, du moindre risque ».
Et force nous est bien de constater que les desseins de la Providence sont vraiment impénétrables, car, en fait, que serait-il advenu de Jacques d’Arnoux s’il n’avait pas connu cette épreuve ? Comme il le dit lui-même, « sa vie, sans doute, se fut dispersée, gaspillée, sinon perdue ». Un caractère comme le sien ne se serait jamais contenté de demi-mesures, des faux semblants, de l’hypocrisie, du mensonge qui sont devenus le lot commun dans lequel nous devons aujourd’hui nous débattre sans discontinuer. C’est pourquoi ses livres nous apparaissent comme des sources d’eau claire, comme des oasis de pureté dans les terrains marécageux où nous nous embourbons, dans les déserts matérialistes qui dessèchent nos âmes.
Le premier qu’il publia en 1925 «
Paroles d’un revenant » (1) contient ses notes de guerre et celles qu’il rédigea durant ses 60 mois d’hôpitaux. Ecrites par un garçon de 25 ans, elles nous laissent pantois, tellement elles sont imprégnées de foi, d’espérance et de charité, C’est un de ces livres qui font remonter à la surface ce que nous avons de meilleur en nous. « Leçons de courage magnifique dans l’adversité, de stoïcisme dans la souffrance, méditation sur la vanité des choses de ce monde, tout ceci se retrouve dans « Paroles d’un Revenant » qui est une sorte de synthèse des valeurs chrétiennes vécues à leur plus haut niveau. » (J.P. Roudeau, Lecture et Tradition N’ 71, consacré à Jacques d’Arnoux) Suivit  en 1938 « Les Sept colonnes de l’héroïsme » (2) rempli
d’une telle force explosive et radieuse qu’il ferait soulever au-dessus d’eux-mêmes même les êtres les plus aplatis.

Après la dernière guerre, sont publiés « L’Heure des Héros, (avec ou contre le Christ) » (3) et « Nouvelles Paroles d’un Revenant, (justice pour Dieu) » (4) dans lesquels, infatigable combattant du Christ, Jacques d’Arnoux cherche à mettre ses frères en garde et à les prévenir des maux qui les menacent, de la subversion aux multiples visages qui les assaille, car il est pour lui une urgente nécessité celle de démasquer Satan et d’aller le combattre sur le terrain qu’il s’est donné.
Pour terminer, il nous fit l’honneur de nous confier le manuscrit de son dernier livre «
Les Soifs de l’Homme » que Michel de Saint- Pierre, dans sa préface, qualifie de pièce maîtresse de son oeuvre. Pour notre part, nous dirions la clef de voûte, l’achèvement sur cette terre d’une oeuvre dans laquelle l’auteur n’a cessé de proclamer sa foi avec une conviction et une ardeur lyrique admirables : « sans cet emportement de foi vers la plus Réelle des réalités, cette divine Tendresse cent mille fois révélée et prouvée, l’homme n’est rien, n’a rien, ne peut rien ».
La disparition de Jacques d’Arnoux laisse un vide immense dans le domaine de la littérature authentiquement catholique ; elle nous prive d’un exemple; elle nous enlève un guide en qui nous avions toute confiance pour gravir à sa suite le chemin difficile qui conduit vers la maison du Père Eternel,
Réjouissons-nous de le savoir encore présent auprès de nous par l’intermédiaire de ses écrits animés du plus pur souffle catholique, inspirés de la plus belle charité chrétienne, parcourus du plus grand amour fraternel. Dans l’obscurité et les ténèbres de la subversion qui nous aveuglent, les pages de Jacques d’Arnoux sont un phare qui éclaire notre route, car selon les termes d’Henry Bordeaux «
il y a en lui une telle puissance d’irradiation que la lumière en ruisselle comme d’une torche »,

Jean SECHET

(Lecture et Tradition, n°83, juin-juillet 1980)

(1) 1 ère édition, Librairie Plon - réédité chez Téqui.
(2) Librairie Plon (épuisé)

(3) Editions Ch. Beyaert (Ire édition) - Réédité chez Résiac.
(4) Nouvelles Editions Latines.
(5) Editions de Chiré,

Bibliographie

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  • Paroles d'un revenant, préfacé par Henry Bordeaux, Librairie Plon, 1923, plusieurs réimpressions, puis Téqui, 1977, 232 pages

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  • Les sept colonnes de l'héroïsme, Plon, 1938, puis Éditions de Chiré : 1982 (560 pages), puis 2011 (480 pages)

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  • L'heure des héros, Bayaert, 1946 et 1949, puis Résiac, 1981, 246 pages

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  • Nouvelles paroles d'un revenant (Justice pour Dieu), Nouvelles Editions Latines, 1965, puis 1983

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  • Les soifs de l'homme, préfacé par Michel de Saint-Pierre, Éditions de Chiré, 1978, 207 pages

Dans la revue Lecture et Tradition

  • Interview de Jacques d´Arnoux - Des Soifs de l´Homme aux sources de l´Espérance, par R. Martel - Les Soifs de l´Homme de J. d´Arnoux (par Michel de Saint-Pierre) - Paroles d´un Revenant de J. d´Arnoux (par Jean-Paul Roudeau) - Nouvelles Paroles d´un Revenant de J. d´Arnoux (par Flore Lantana), in n° 71 (juin-juillet 1978)

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  • N° 83 (juin-juillet 1980) : numéro spécial Jacques d´Arnoux (48 pages)

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  • Grands exemples: Jacques d’Arnoux et Robert Brasillach (par Willy-Paul Romain), in n° 103 (septembre-octobre 1983)

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  • Jacques d’Arnoux (par Jean Auguy) - Message de Jacques d’Arnoux, in n° 116 (novembre-décembre 1985)

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  • N° 157-158 (mars-avril 1990) : Il y a 10 ans, Jacques d´Arnoux

Dans les Cahiers de Chiré

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  • Adieu à Jacques d’Arnoux (par Miles), in Cahier n° 6 (année 1991)

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  • Jacques d’Arnoux, la volonté, l’héroïsme et la foi (par Jean Mabire), in Cahier n° 15 (année 2000)

 

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